Je ne vais pas vous raconter une histoire croustillante comme dans l’émission « Le sexe m’a envoyé à l’urgence » héhé! En fait, je me suis rendue à l’hôpital pour un problème de santé vraiment pas le fun, mais qui s’est bien traité heureusement.

Le mois dernier, j’ai soudainement commencé à ressentir des symptômes d’une cystite, communément appelée infection urinaire : envie fréquente et très pressante d’aller aux toilettes, sensation de brûlure au moment d’uriner et pesanteur au niveau du bas-ventre. Ces symptômes sont apparus quelques jours après ma dernière relation sexuelle où mon partenaire m’a passé le doigt dans l’anus avant de le passer juste après dans mon vagin. ERREUR!

Dans 80 % des cas, une infection urinaire chez la femme est causée par une bactérie qui se retrouve naturellement dans l’intestin et au niveau de l’anus. Il y a risque d’infection si cette bactérie « colonise » le système urinaire en se rendant jusqu’à la vessie, en entrant par le vagin et en remontant l’urètre. C’est justement pour cela qu’il est recommandé de soigner son hygiène vaginale et anale. Il est même suggéré d’aller uriner tout de suite après le rapport sexuel pour éviter que des bactéries remontent vers l’urètre.

Bien qu’il y ait plusieurs facteurs de risque pouvant déclencher une infection urinaire, mélanger relations sexuelles vaginales et anales peut également conduire à des infections si les mesures d’hygiène ne sont pas prises. Dans le feu de l’action, ni mon partenaire ni moi y avons pensé. Je n’étais même pas inquiète après l’apparition des symptômes. Même si je savais que cela se traitait facilement avec des antibiotiques, je n’ai pas consulté de médecin. J’ai commencé à boire beaucoup d’eau pour tenter d’éliminer la bactérie en urinant. Cela est, bien sûr, suggéré pour traiter l’infection, mais cela ne fonctionne pas toujours.

Pendant une semaine, les symptômes se sont dissipés puis ont empiré jusqu’au jour où j’ai ressenti une très forte douleur au niveau de mon bas-ventre, surtout du côté droit, comme si une barre me transperçait. J’avais des nausées en plus. Là oui, j’étais inquiète! J’avais trop mal et je me suis rendue à l’urgence. Les analyses d’urine et le scan ont confirmé que l’infection urinaire avait entraîné des complications en me causant des problèmes aux reins.

J’ai finalement quitté l’hôpital 18 heures plus tard avec une prescription d’antibiotiques que j’ai dû prendre pendant une semaine. Mais mon vagin n’en était pas au bout de ses peines… Les antibiotiques ont déséquilibré ma flore vaginale et j’ai développé une infection (ou vaginite) à la levure, ce qui arrive couramment chez les femmes même si c’est vraiment embêtant. L’entrée de mon vagin me démangeait vraiment beaucoup et je ressentais un inconfort constamment. J’ai traité cela grâce à une crème antifongique de type Canestan ou Monistat vendue en vente libre en pharmacie.

J’ai parlé de ma mésaventure à mon partenaire pour qu’on fasse attention les prochaines fois. Cette histoire m’a appris à être beaucoup plus consciente de mon hygiène quand je pratique le sexe anal (doigté ou pénétration sans condom). Cela m’a aussi appris à consulter rapidement un médecin. Je suis en pleine forme et ce n’est pas une situation que je vais me risquer de revivre!

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