S’il y a bien une affaire que j’aime recevoir, c’est un livre. Nous avons quatre bibliothèques bien remplies à la maison, et j’ai l’impression qu’on en a jamais assez (des livres et des bibliothèques). J’ai d’ailleurs instauré une nouvelle politique chez moi qui est « y’a pu aucun de nos livres qui va être prêté parce que personne les rapporte pis ça gosse ».
 
La dernière fois que j’ai reçu un livre pour moi ~ parce que Arthur en reçoit beaucoup aussi ~ c’était le nouveau et premier livre de Stéphanie Boulay. J’étais vraiment contente. On m’a même demandé si je pouvais le prêter après ma lecture et j’y suis allée d’un non assez virulent, merci.
 
J’avais quand même suivi le fait que Stéphanie Boulay allait faire un premier roman avec La Shop, la nouvelle faction de Québec Amérique sous la gouverne de Stéphane Dompierre (dont j’aime les romans depuis Un petit pas pour l’homme que j’avais lu en 2005, que j’ai prêté et jamais revu, esti). Disons que j’avais d’autant plus hâte de le lire sachant que c’est Catherine D’Amours, DA, qui a signé la couverture.
 
À l’abri des hommes et des choses, c’est l’histoire d’une jeune fille avec un retard qui vit avec Titi comme seule figure parentale et qui tente de comprendre comment elle change, puis devient une femme à travers un langage coloré et des sacristies de réflexions pas connes sur le monde qui l’entoure.
 
Bref, j’avais beaucoup d’attentes et disons que j’ai été surprise, surprise du ton du roman mais, surtout, de la progression de l’histoire. Je sais pas si vous avez déjà lu La petite fille qui aimait trop les allumettes de Gaétan Soucy (un autre livre que j’ai prêté et jamais revu), mais disons que la narration du personnage principal fait beaucoup penser à ce roman.
 
La poésie de Stéphanie Boulay est renversante. Disons que ça paraît qu’elle aime jouer avec les mots pour les rendre plus beaux. Si vous la suivez sur Instagram, elle dévoile des quotes de son roman et ça donne envie de les afficher (#ProduitsDérivésPlease). J’étais même contente de ne pas avoir lu avec un marqueur, car j’aurais sûrement tout surligné. C’est une histoire qui va vous habiter pendant quelques jours encore, suite à votre lecture (j’ai lu le roman en six heures, genre).
 
C’est un bon premier roman, un bon livre tout court aussi. C’est aussi la chance d’apprendre à connaître une autre facette (un peu surprenante) de Stéphanie Boulay. Bref, un petit livre qui fait du bien, parfait pour vous détendre et mettre un peu de poésie dans votre journée. Pis, bon, si vous l’achetez, prêtez-le pas, ce sera ma leçon de la semaine. Héhé.
 
ISBN : 978-2-7644-3189-4
DATE DE PARUTION : 2016-09-07
PRIX ET NOMBRE DE PAGES : 22,95 $ - 160 p.

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