Ok, people, on va parler de sexe. Sans tabous et de façon explicite. Vous êtes avertis! 

Depuis que je suis active sexuellement, j’ai réalisé une chose importante : je suis moins gênée de vivre une relation sexuelle complète – avec pénétration – que de faire une pipe. Je me mets beaucoup de pression par rapport à ça et ça me fait culpabiliser. J’ai donc décidé de décortiquer les raisons qui justifient mes sentiments ambivalents en lien avec ladite fellation. 

1. Un acte davantage personnel
J'ai l'impression que je me mets plus à nu en faisant une pipe qu'en baisant. Selon moi, ça demande un plus grand laisser-aller, ce dont je ne suis pas toujours capable de faire. Quand ça arrive, c'est parce que je suis vraiment confortable et que je me sens désirable. 

2. Les commentaires des autres
Je me suis souvent fait dire que j’avais des lèvres de suceuse (I guess que c’était un compliment?!) parce que j’ai une bouche pulpeuse. Au lieu de me turner on, ça a toujours eu l’effet contraire. Ça me donnait l’impression que les gars attendaient juste ça et qu’ils objectifiaient ma bouche.


Crédit : Giphy

3. Être à genoux
Le fait de me mettre à genoux me donne l'impression que le gars exerce son pouvoir sur moi. Je me sens inconfortable, voire prise au piège. Surtout si j'ai des mains qui me tiennent la tête. Ce n'est pas parce que je veux tout contrôler (vraiment pas!), mais parce que je dois me sentir en confiance. En l'occurence, c’est plus naturel pour moi de le faire si le gars est allongé. J’y prends même plaisir parce que je choisis la vitesse, le rythme, la façon de faire, etc. Je sais que certaines femmes sont capables de (et aiment) vivre tout ça en étant à genoux, mais dans mon cas, le blocage est automatique et j'ai zéro fun

4. La porno
Il ne faut pas non plus négliger la pression que crée la porno. Combien de vidéos montrent le deep throat ou le throat fucking? Non seulement ça me lève le cœur parce que c'est évident que la fille ne trippe pas, mais on voit aussi clairement que le rapport homme-femme est loin d'être équitable. Je vois ça comme un viol. Écoutez le documentaire Hot Girls Wanted sur Netflix et vous ne verrez plus jamais le deep throat de la même façon. 

Crédit : Hot Girls Wanted Documentary/Facebook

5. Le cunnilingus
Mon rapport avec la pipe est pratiquement le même qu'avec le cunni. Dans le sens que le recevoir me met aussi dans une position inconfortable (au figuré). Ayant une relation amour-haine avec mon corps, je suppose que j'ai le #VaginGêné. Peut-être aussi que je n'ai pas eu assez de plaisir en faisant ça, alors mon jugement est altéré. C'est quand même gênant de dire : « Ok, merci pour l'effort, mais je ne suis pas assez détendue pour avoir du fun ». C'est awkward et pas très bon pour l'estime personnelle du partenaire. 

6. Avaler ou pas?
Chaque fois qu'on jase de sexe avec mes amis, ça semble être un sujet important. Selon la pression sociale, une fille est plus wild si elle le fait. J'ai envie de répondre : « Fuck la pression » (même si c'est justement le contraire que je fais en me posant la question)! De plus, certains gars disent qu'ils s'en foutent, que ça se fasse ou non. Que l'important, ce n'est pas tant le fait d'avaler que de venir dans la bouche de sa partenaire. Peu importe, c'est une question de goût (sans jeu de mots). Entre vous et moi, je trouve ça quand même moins dégradant que de me faire venir dans la face involontairement.

Black Taboo demanderait : « Tu suces-tu ou tu crosses yink? ». La vérité, c'est que c'est un trip à trois entre ma bouche, ma tête et le pénis de mon partenaire. Ça ne regarde personne d'autre. Je n'ai pas tout le temps envie de faire une fellation, ni de recevoir un cunni. Est-ce que ça fait de moi une fille qui n'aime pas le sexe? NON, VRAIMENT PAS! Alors il serait peut être temps que j'arrête de me culpabiliser et de me sentir cheap de ne pas vouloir faire de pipe systématiquement. 

Est-ce que je suis la seule à se sentir comme ça? Entretenez-vous le même rapport avec la fellation? 

 

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