Trouble d'anxiété généralisé et psychologie canine

Crédit photo: Camille Perreault Trouble d'anxiété généralisé et psychologie canine

Novembre 2014. 
Je vais mal. Je trouve le temps long à Montréal et je suis encore en dépression. Je texte mon proprio sur un coup de tête :

- Est-ce que je peux avoir un chien? Ils disent que c’est bon pour l’anxiété
- Yes, you should take a poodle. I love poodles.

Fait que, ma coloc et moi, nous sommes allées à la SPCA de Montréal. J’ai rempli un test de personnalité. J’ai fait le tour des cages. Je me suis arrêtée devant un Jack Russell au poil de fer de 9 ans. Il avait l’air d’une petite laine d’acier. 
 

Le jour de l'adoption!
Crédit : Sabrina Dallaire 

 

« C’est lui que je veux, il a l’air triste. Il ne jappe même pas. »

J’ai été voir la dame au comptoir. Je prends deux secondes pour vous dire que la SPCA de Montréal est extraordinaire. Les gens sont attentifs aux besoins de l’animal et du maître. Ils font une analyse complète de l’animal et vous remettent un dossier avec les résultats pour éviter les mauvaises surprises.

Nous étions un match (comme sur Tinder, mais en mieux).
 

Paco est parti avec nous à la maison. Nous lui avons donné de l’amour, un nouveau lit. Je suis déménagée seule. Nous avons vécu avec presque aucun pépin et beaucoup d'amour jusqu’au jour où ma mère ma grand-mère est décédée et que j’ai dû retourner passer un peu de temps en Abitibi.

Je pense que les choses ont vraiment changé à partir de ce moment là. Il a commencé à faire des dégâts partout dans la maison, à pleurnicher, à vouloir être sur moi TOUT LE TEMPS, à monopoliser tout mon temps, toutes mes caresses. Il se prenait déjà pour le centre du monde (quand je vous disais qu’on se ressemblait), mais là, ça commençait à m’inquiéter. Je voulais un chien heureux, pas un chien dépendant.

 

Son anxiété me rendait anxieuse et coupable. Mon copain et moi avons décidé d'appeler César, l’homme qui parle aux chiens un centre spécialisé en comportements canins. J’ai parlé au téléphone, pendant 45 minutes, avec la réceptionniste en lui disant que mon anxiété avait contaminé mon chien, avec un trémolo dans la voix. Elle m’a écoutée, m’a rassurée et m’a envoyé Clara.

Clara est venue s’asseoir avec nous et nous avons discuté de Paco. Nous avons ciblé qu’il avait des patterns d’abandon (lui aussi) et qu’il souffrait d’anxiété de séparation. J’avais fait un pacte avec mon chien (sans vraiment m’en rendre compte) de ne pas l’abandonner. Inconsciemment, je m'étais reconnue en lui et ça ne nous a pas aidés du tout.

Elle nous a donné des trucs très simples pour que notre présence soit moins VITALE dans la vie de Paco, pour qu'il retrouve son indépendance et son bonheur du même coup. Nous avons acheté une cage maison pour qu’il chill pendant notre absence, sans faire de bêtises. Nous avons acheté un KONG et plein de surprises pour mettre à l’intérieur. Nous le sortons plus souvent et nous ne répondons plus à ses caprices.

Victoire! Paco est dans sa maison!
Crédit : Francis Parenteau 

 

La progression se fait un jour à la fois. Ce n’est pas facile et ça ne fait pas longtemps, mais mon chien a l’air mieux. Je vous recommande vraiment de discuter avec des spécialistes. Je me sens plus outillée pour rendre mon animal heureux. Ça fait, selon moi, partie de notre responsabilité en tant que maître.

Soyez des maîtres responsables.

Avez-vous déjà vécu un expérience semblable?
 

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