Si vous cherchiez une lecture intéressante, inspirante et importante à lire sous un arbre au parc, au camping lorsqu'il pleut ou sur le bord de l'eau en vacances, ne cherchez plus. La deuxième édition du zine de Portraits pour la Journée visibilité lesbienne vient toute juste d'être lancée par le Réseau des lesbiennes du Québec (RLQ) et vous pouvez le pré-commander dès maintenant.

Au fil de la cinquantaine de pages de lu zine, vous partirez à la rencontre de plus de 30 femmes de la diversité sexuelle qui sont actives dans la communauté LGBTQ+ québécoise. Celles-ci proviennent de régions complètement différentes et ont des carrières hyper diversifiées, par exemple dans le milieu des arts, des affaires, de la restauration, de la politique, de la culture ou encore dans le communautaire, comme les activistes, les mères, les militantes ou les retraitées.

Peu importe votre communauté, on sent que vous tomberez en amour avec la force et la beauté de cette trentaine de femmes exceptionnelles et que vous pourrez mieux évoluer dans « un monde où les communautés lesbiennes, gaies, bisexuelles, pansexuelles, trans, bispirituelles, asexuelles et queers sont célébrées. »

On vous présente quelques-unes d'entre elles ci-bas, et si vous souhaitez mettre la main sur le zine, c'est juste ici.

Chloé Robichaud

Crédit: @journeedevisibilitelesbienne_ via Instagram

« Il y a une part de responsabilité qu'on accepte, qu'on accueille, humblement. Sans se dire des modèles, on a envie d'être visibles. Ce n'est pas tout le monde qui peut s'afficher, mais je ne ressens pas que mon orientation ait été une embûche professionnellement. Si on me donnait une pilule pour devenir hétéro, je ne la voudrais pas, car ça m'apporte, entre autres, une force dans ma créativité. J'embrasse qui je suis et je m'assume complètement dans mon oeuvre. »

Bernadette

Crédit: @journeedevisibilitelesbienne_ via Instagram

C'est également à Dakar qu'elle a amorcé son incursion dans le militantisme LGBT auprès de l'organisation Aides Sénégal. « Je ne connaissais pas d'organisation LGBT dans mon pays, car tout le monde se cachait. On ne veut pas que la société et nos familles le sachent, c'est passible de cinq ans de prison », souligne Bernadette qui, malgré les risques, n'a pas hésité à devenir porte-parole des revendications lesbiennes, une population invisible.

Katherine Levac

Crédit: @journeedevisibilitelesbienne_ via Instagram

« Dans les premiers temps, j'en parlais, mais de façon naturelle, relaxe, drôle même, lors d'un numéro. Pour moi, ce n'était pas un coming out; dans ma tête, les gens qui font leur coming out ont 15 ans et ils pleurent, c'est dramatique, alors que je ne vivais pas un struggle. J'ai été un peu naïve. Je ne m'étais pas rendu compte de l'impact que ça pouvait avoir. »

Alice Tremblay-Bergeron

Crédit: @journeedevisibilitelesbienne_ via Instagram

« Il y a très peu d'organismes LGBTQ+ au Saguenay. Le défi, en région, est d'avoir une réelle diversité. Rejoindre les gens, en général, n'est pas chose facile, car il y a une mentalité "ça ne me regarde pas, donc je ne pose pas de questions". Et les gens ont peur de se joindre à un groupe LGBT, car ça les identifie à ce groupe. »

Danielle Chagnon

Crédit: @journeedevisibilitelesbienne_ via Instagram

Aujourd'hui, Danielle Chagnon poursuit son travail de mémoire auprès des Archives lesbiennes du Québec: « Se rappeler d'où l'on vient, c'est aussi montrer la richesse de notre histoire. Notre communauté, comme le reste de la population, connaît peu cette riche histoire, qui permet de mieux appréhender le présent. »

Frédérike Lachance-Brulotte

Crédit: @journeedevisibilitelesbienne_ via Instagram

Être un couple lesboparental ne semble pas poser problème, au contraire: « Au début, avant d'arriver au village, on se demandait comment les gens allaient nous percevoir, mais on est dans un quartier quand même jeune, où les gens sont ouverts d'esprit. »

Leila Lamati

Crédit: @journeedevisibilitelesbienne_ via Instagram

Leila Lamati se questionne sur les femmes de la diversité sexuelle d'origine magrébine: « On ne les voit jamais, j'ai l'impression d'être seule au monde! Au travail, sur mon bureau, j'ai mis la photo de ma blonde. Une façon de dire, je vis ma vie! Bien sûr, ici, j'ai la liberté de le faire. Je le fais pour toutes celles qui ne le peuvent pas. »

Anne-Marie Leroux

Crédit: @journeedevisibilitelesbienne_ via Instagram

« J'ai su que j'étais lesbienne vers 11-12 ans, mais au secondaire, je connaissais juste un gai à l'école, donc c'était difficile de m'afficher comme la seule lesbienne et Chinoise », explique Anne-Marie Leroux, en spécifiant que sa mère a toujours été à ses côtés.

Ève Salvail

Crédit: @journeedevisibilitelesbienne_ via Instagram

« Ça m'a pris beaucoup de temps avant de m'identifier comme gaie. Je ne le disais pas, j'avais peur d'être jugée, je me jugeais moi-même. Puis, un jour, j'ai réussi à m'accepter, à trouver que ce n'était ni un problème ni un défaut. »

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