Chère société, me donnes-tu le droit de m’aimer?

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Comme d’autres collaboratrices ont elles aussi pris le temps de le souligner, ce dimanche 02 juin c’est la Journée mondiale de la sensibilisation aux troubles alimentaires. C’est donc à mon avis une journée pour souligner à quel point le rapport au corps est fragile pour de nombreuses personnes et qu’il est donc NÉCESSAIRE de réfléchir à l’impact que l’on peut avoir en commentant l’apparence ou le poids d’une personne.

En effet, ce n’est plus à prouver, les standards de beauté inatteignables véhiculés par la société figurent parmi les facteurs associés au développement de l’insatisfaction face au corps et des troubles alimentaires. Il y a ce que j’appelle la société au « sens large » comme les médias sociaux, mais aussi les plus petites sociétés, c’est-à-dire les groupes plus proches de nous, comme nos familles, nos amies, nos collègues, etc. Toutes ces personnes peuvent avoir une influence sur notre image via leur regard sur nous et leurs mots.

Vous voulez savoir quel genre de commentaires j’ai pu recevoir? Si je pars de la période du secondaire, je me rappelle de : « corps disproportionné », « corps d’anorexique », « corps de singe avec ses longs bras », et j’en passe. Ah oui et j’ai aussi reçu dans la même semaine de deux personnes différentes (heureusement, car sinon la personne serait vraiment instable) : « Je te trouve un peu maigre, je les aime avec plus de chair » puis « Tu es plus grosse que la moyenne ». Puis vous savez-vous quoi? J’ai fini par développer non pas un trouble alimentaire, mais un genre d’obsession à vouloir conserver le range de poids qui m’avait attiré le moins de critiques. Parce que, bien entendu, c’est la société qui sait quand je suis belle ou pas, non? Vous êtes d’accord, n’est-ce pas?

Bien entendu je suis sarcastique! En fait, je trouve ça triste de voir à quel point la perception des autres sur mon corps peut avoir une influence sur ma vision de ce dernier, mais je sais que je ne suis tellement pas la seule. J’en parlais à une collègue l’autre jour en lui disant que si je pouvais aimer mes fesses rebondies, c’était grâce à JLo. Au début elle riait, mais après elle y a pensé et elle m’a donné raison en se rappelant que c’est au secondaire qu’elle avait commencé à vouloir avoir plus de fesses…Soit le moment où la jolie Lopez était à son apogée et bien entendu reconnue pour son popotin. Vous voyez, la société nous contrôle!!! Ok, je me calme, mais vous y percevez comme moi un fond de vérité, non?

Mon point c’est que peu importe comment vous serez, il y aura toujours un ou une bozo qui apportera un commentaire sur votre poids, votre apparence, votre habillement, votre façon de parler, etc. J’aimerais ça, moi qui crois aux licornes, pouvoir dire le contraire, mais non. Je dis bozo, mais je sais pertinemment que parfois ils ou elles ne veulent pas mal faire… Il n’en demeure pas moins que souvent, ça laisse des traces. Alors, pour vous protéger vous et votre vision de vous-mêmes, je vous conseille vivement de vous imaginer mettre un mute à ces personnes et peut-être même à leur dire « merci, mais je n’avais pas besoin de ça » (une version moins polie est aussi totalement acceptée). Les gens doivent réaliser l’impact de leurs mots, et ça commence en refusant ce genre de commentaires. Vous méritez mieux!

Psssttt ! Envoie-ça à ton ami!

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