Remédier au syndrome de la page blanche

Crédit photo: Kaboompics Remédier au syndrome de la page blanche

Il existe une seule raison pour laquelle j’écris un article sur ce sujet. Je n’avais absolument aucune idée de ce que j’allais pouvoir rédiger cette semaine. Ah! Ironie, quand tu nous tiens. Écrire sur le fait que je ne sais pas quoi écrire.

Plus sérieusement, pourquoi ne pas me servir de cette absence complète d’inspiration pour lister les techniques qui me permettent, d’habitude, de la retrouver?

Dans mon métier où les dates butoirs s’enchaînent, il faut quasiment forcer le concept à pointer le bout de son nez. Cependant, tout comme moi dans mon lit le matin, parfois le cerveau ne veut pas se réveiller. Voici quelques conseils que j’ai éprouvés pour éviter de trop snoozer intellectuellement. 

Crédit : Tumblr

Quand le sujet est connu
Parfois, même si nous savons déjà sur quoi nous devons écrire, les mots ne viennent pas. Il peut arriver qu’on ne trouve pas par où commencer.

Truc 1 : Bien sûr, faire de la recherche. Plus un thème nous est familier, plus il sera facile à définir ou d’en parler. Le connaître sur le bout de nos doigts peut aussi réduire le stress, dans le cas d’une présentation orale, par exemple.

Truc 2 : Rédiger un plan. Que ce soit pour écrire, créer une œuvre (si vous êtes plus pragmatique comme moi) ou s’exprimer, planifier un ordre précis et des échéances par étapes aide à structurer sa pensée. Il n’y a qu’à ressortir quelques notions de rédaction de nos cours de français du secondaire des boules à mites. (Note : manger un, deux ou, disons… dix Skittles (ou tout ce que vous voulez) pour chaque paragraphe complété est aussi une bonne façon de se motiver.)

Truc 3 : Se familiariser avec le mind mapping. C’est très semblable à un champ lexical, mais pour des projets plus imagés, cela peut aussi inclure des photographies, des dessins, des mots qui rappellent des styles, en fait, tout ce qui fait penser au sujet de départ.

Crédit : Catherine Maltais
 

Quand le sujet est inconnu ou qu’il doit être trouvé

Truc 1 : Utiliser des associations cognitives. Sélectionner deux mots, n’importe lesquels, qui peuvent, à première vue, n’avoir aucun lien ensemble. Essayer ensuite de les combiner pour créer quelque chose. Au moins, il y a une base sur laquelle travailler autre que les lignes de la page vide.

Truc 2 : Ne pas avoir peur de « faire de l’engrais », comme disent certains de mes professeurs. Écrire, dessiner, chanter tout ce qui nous passe par la tête. Vraiment tout : les clichés, les concepts fous, des projets pour le lunch, etc. On ne sait JAMAIS quelle idée peut avoir du potentiel, alors il vaut mieux sortir les mauvaises pour arriver plus vite à la bonne.
 

Crédit : Catherine Maltais

Truc 3 : Concevoir un moodboard (ou planche d’ambiance). Il se peut qu’une idée ne soit pas encore aboutie, mais il arrive parfois que nous sachions exactement l’ambiance que l’on veut donner à une œuvre ou un texte. Ce truc s’applique mieux à des projets visuels, mais il peut être remplacé par une liste de mots d’inspiration pour des projets textuels.

Crédit: Ma collègue Karianne Brisson lors d'un projet d'équipe
 

Truc 4 (peut aussi s’appliquer dans le cas où le sujet est connu) : Sortir. Quelques fois, c’est aussi simple que ça. Une amie et moi avons déjà trouvé une idée pour un projet en disant « shish-taouk » en même temps devant un restaurant. L’important est de changer d’air. De stimuler ses cellules grises avec autre chose que la vue de notre bureau. Une variation de ce conseil est aussi d’attendre. Forcer les choses donne souvent peu de résultats. Il faut se dire que notre hamster de cerveau continuera à tourner dans sa roue même si le sujet n’est pas constamment présent dans notre esprit. Oui, les moments « Eurêka ! », ça existe pour vrai!

En terminant, il est bon de préciser que les techniques de cette liste peuvent ne pas convenir à votre personnalité ou au type de travail que vous souhaitez réaliser, mais si la lumière au bout du tunnel est encore loin, elles valent la peine d’être essayées. Sinon, la procrastination est toujours une option, mais ça aussi j’ai testé et je dois dire que je ne lui fais plus confiance!

Psssttt ! Envoie-ça à ton ami!

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