Maladie mentale : pas juste du négatif!

Crédit photo: Brooke Gagle/Unsplash Maladie mentale : pas juste du négatif!

Cette semaine, je suis tombée sur un article hyper intéressant qui parle de ce que les personnes qui vivent ou ont vécu avec la maladie mentale peuvent apporter de positif à leur entourage et à la société. J'ai trouvé que c'était un discours qu'on n'entendait pas souvent et que c'était pas mal rafraîchissant.  

En en discutant avec les filles de TPL qui ont eu ou ont encore à dealer avec la maladie mentale, nous nous sommes aperçues que si nos bobos dans le coco nous avaient définitivement changées, c'était aussi parfois pour le mieux :  

Une vie plus saine
« J'ai reçu un diagnostic de trouble bipolaire il y a deux ans. Ayant un parent et des grands-parents bipolaires, j'étais prédisposée à ce trouble et je savais qu'avec les bons outils, il était possible de bien vivre avec la maladie. 

Aujourd'hui, mon mode de vie est nettement plus équilibré que celui de la majorité des personnes “saines d'esprit”. Je dors à des heures précises, je fais un peu de sport, je ne touche pas à l'alcool et je limite les facteurs stressants. En tant qu'overachiever, j'ai aussi appris à dire non et à ne plus me surcharger de projets comme je le faisais avant. Je suis mille fois plus à l'écoute de moi-même et ça me fait vraiment du bien. J'ai encore du travail à faire sur moi-même, mais faire la paix avec mon diagnostic m'a permis de m'y adapter et de retrouver une vie relativement normale, voire plus saine qu'avant. » – Anonyme
 

Crédit : unsplash/Pixabay

Sensibilité et empathie
« Il y a six ans, j’ai été diagnostiquée TPL (trouble de la personnalité limite). J’étais vraiment soulagée de mettre un nom sur ce que je vivais et que des pistes de solutions existaient pour apprendre à mieux vivre avec cette réalité. J’ai donc suivi une thérapie pendant presque trois ans.

Après beaucoup de temps et de travail, je suis maintenant capable de dire que mon TPL fait partie intégrante de moi, mais ne me définit pas. Je pense même que j’ai réussi à en faire une force, car ma sensibilité excessive fait de moi quelqu'un d’une grande empathie. Je me sens plus proche des gens, de ce qu'ils vivent. Ces derniers sont plus portés à venir se confier à moi et ça me fait plaisir. Maintenant, j'aime ma sensibilité. Je me trouve humaine, c'est tout! » – Marie-Pier 

Crédit : Annie Spratt/Unsplash

Les petites choses
« J’ai ouvert mon compte Instagram alors que j'étais en dépression. Quand quelque chose réussissait à me faire sourire (un cornet de crème glacée, une fleur, une drôle de face de mon chien, la tarte qui m'avait pris tout mon petit change à faire et que j'avais pas pire réussie...), c'est là que je le partageais. C'était comme autant de petites victoires sur le gros trou noir que j'avais en dedans. Même que, des fois, quand j'allais moins bien, je regardais mes photos et ça m'aidait à me rappeler pourquoi la vie valait la peine d'être vécue

Aujourd'hui, je peux dire que cette expérience m'a appris à ne plus prendre mon bonheur pour acquis. Je sais que je dois me donner le temps et le droit d'apprécier les petites choses quand elles passent. Je sais que je dois être reconnaissante, dire merci et essayer de partager le plus possible. On dirait une citation quétaine sur un wall de matante, mais c'est ça pareil! » – Andréanne

Est-ce que la maladie mentale a amené du positif dans votre vie ou dans celle d'un proche? 

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