Les femmes sont les principales victimes des catastrophes naturelles

Crédit photo: Pixabay Les femmes sont les principales victimes des catastrophes naturelles

Dans le cadre de la Journée mondiale de sensibilisation aux tsunamis, il est important de mentionner que les femmes sont les principales victimes des catastrophes naturelles.

Lors du dernier tsunami au Bangladesh en 2007, par exemple, les deux tiers des victimes étaient des femmes. Selon un rapport de l’ONU, les femmes ont 14 fois plus de risques de mourir en cas de catastrophes naturelles que les hommes.  

 

Le problème en quelques statistiques

 

Cela est dû à plusieurs facteurs, dont la pauvreté. Les femmes représentent en effet 70% des personnes vivant sous le seuil de pauvreté, ce qui les rend plus à risque lors de catastrophes naturelles. Quand la catastrophe a lieu, elles ont moins accès à l’information pour leur permettre de survivre. Elles ont également tendance à rester sur les lieux alors que les hommes sont appelés à migrer en raison du travail.  

Les événements extrêmes, tels que les sécheresses, les inondations ou les canicules, ont un grand impact sur l’agriculture. Or, en Asie et en Afrique subsaharienne, 80% de la production agricole repose sur un modèle familial pris en charge principalement par des femmes. Lorsqu’une catastrophe arrive, celles-ci doivent redoubler d’efforts pour trouver les ressources nécessaires à leur survie. 

Lors d’une catastrophe, les filles sont davantage mises à contribution pour aider leur mère, ce qui peut compromettre leur scolarisation. Plusieurs filles sont également victimes d’un mariage forcé et précoce parce que leur famille ne peut plus subvenir à leurs besoins. 

  

 

Des pistes de solution qui incluent les femmes

 

Des idées innovantes

Les femmes peuvent également faire partie de la solution. Wangari Maathai a reçu le prix Nobel de la Paix pour avoir initié, au Kenya, le Mouvement de la ceinture verte, qui se base principalement sur la plantation d’arbres et leur gestion par la communauté. Manika Begum, une agricultrice du Bangladesh, a inventé une méthode de sauvegarde des semences qu’elle a partagée avec d’autres femmes de sa communauté. 

 

Un meilleur financement

L’égalité des genres devrait être davantage prise en compte dans le financement des projets pour d’adaptation aux changements climatiques. À l’heure actuelle, seulement 0,01% des financements mondiaux soutiennent des projets qui s’attaquent à la fois aux changements climatiques et aux inégalités de genre.  

 

Une meilleure représentation des femmes dans les instances décisionnelles

Les femmes, et particulièrement les femmes autochtones, possèdent des connaissances qui peuvent aider à trouver des solutions à la crise climatique. Malheureusement, de nombreuses barrières font en sorte que ces dernières sont sous-représentées dans les instances décisionnelles. En 2015, seulement 7% des leaders mondiaux présents au Sommet de l’ONU sur le climat à Paris étaient des femmes.    

 

Il devient de plus en plus évident que les femmes devront jouer un rôle de premier plan dans la lutte aux changements climatiques. De toute façon, il n’y aura pas de transition écologique sans une justice climatique féministe.

 

Sources:

consoGlobe

Le Devoir

Gouvernement du Canada

Association québécoise des organismes de coopération internationale

Novethic

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