Can you believe? « Queer Eye » revient pour une deuxième saison et je suis vraiment heureuse!

Crédit photo: queereye/Instagram Can you believe? « Queer Eye » revient pour une deuxième saison et je suis vraiment heureuse!

D'emblée j'avoue que je n'ai jamais regardé l'originale et bien-aimée série Queer Eye for the Straight Guy (devenue simplement Queer Eye par la suite). Par contre, en manque cruel de télé-réalité, j'ai tout de suite mordu à l'hameçon lorsqu'une amie m'a parlé du reboot sur Netflix. Ça n'a pas été long que j'étais complètement accro et que je devais contrôler mes pulsions pour ne pas finir la première saison en un avant-midi.

Récemment, Netflix a annoncé le retour de QE pour une deuxième saison et vous vous doutez bien de mon exultation! Laissez-moi vous expliquer pourquoi.


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QE me rappelle un peu la belle époque de Canal Vie le samedi matin et de What not to wear avec une nette coche de plus d'actualité. Le concept est le suivant : chaque épisode est consacré à un participant, en général nominé par sa famille ou ses amis, qui recevra un makeover de vie par le Fab Five, une équipe d'experts dans les domaines de la mode, de la beauté, du décor intérieur, de la cuisine et de la culture. Ils sont gays et militent pour l'acceptation, non plus seulement la tolérance comme la série originale. Comme le dit Antoni dans l'intro, le but est de mettre l'accent sur ce qui rassemble plutôt que ce qui distingue. 

Le Fab Five est dangereusement attachant et contribue clairement au succès de la télé-réalité. Je m'ennuie déjà des « yassss » et des compliments effusifs de Jonathan, de même que des pep talks de Karamo et de l'accent et des moves Bollywood de Tan. J'ai hâte de voir les prochains endroits douteux qu'Antoni ira renifler et les transformations de décor ahurissantes de Bobby. J'adore lorsque le Fab Five envahit l'espace des participants et examine (et enfile!) sans scrupule l'entièreté de leurs possessions, des shades mémorables mais affectueux s'ensuivant. La complicité de l'équipe est évidente, pour le plus grand plaisir des téléspectateurs. 


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Ce qui fait selon moi la pertinence du propos, c'est que la série soit tournée dans les environs d'Atlanta en Georgie, soit dans le sud des États-Unis, une région loin d'être progressiste, je ne vous apprends rien. Le Fab Five se retrouve confronté à des rednecks, des Trump supporters et des chrétiens ultra-pratiquants. L'homophobie et les jugements pourraient facilement fuser, mais la beauté dans tout ça? L'ouverture qui est représentée à l'écran, d'un côté comme d'un autre. 
 

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Tous les épisodes ne se valent pas, mais des liens émouvants se créent entre le Fab Five et certains des participants. Au-delà des transformations et de l'apparente légèreté du concept, des conversations importantes sont montrées à l'écran, notamment sur la perception de l'homosexualité par l'Église, sur la brutalité policière et les tensions raciales, sur la santé mentale ainsi que sur les stéréotypes gays à déconstruire. Un épisode très touchant montre le cheminement vers le coming out d'un jeune ingénieur Noir à sa belle-mère.
 

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Pour la suite des choses, je souhaite vraiment que la production de QE poursuive dans cette veine, soit d'aller chercher un clash d'enjeux, mais d'en faire ressortir le respect et l'amitié. C'est vraiment là que la série ressort gagnante.

La saison 1 est sur Netflix, gâtez-vous en attendant la deuxième, si ce n'est pas déjà fait!   

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