Le minimalisme : réflexion sur la pulsion de consommation

Crédit photo: Unsplash/ Alexandru Tugui Le minimalisme : réflexion sur la pulsion de consommation

Récemment, j’écoutais un épisode du merveilleux podcast Stuff Mom Never Told You qui abordait la vaste problématique du fast fashion (dont TPL a d’ailleurs très souvent parlé) et de la pulsion de consommation. Celle qui nous pousse un peu trop souvent à acheter pour acheter, celle qui fait en sorte qu’on se ramasse avec un paquet de linge cheapette magasiné à une enseigne populaire et peu éthique.

La même journée, je suis tombée sur le documentaire The Minimalists sur Netflix, où deux anciens jeunes cadres fringants racontent leurs parcours et ce qui les a poussés à tout lâcher pour se concentrer sur l’essentiel. Forte de cette coïncidence, je me suis mise à réfléchir davantage sur le sujet pour constater que j’avais, moi-même, un peu trop souvent cédé à l’appel de l’achat vain et impulsif, cet achat qui assouvit un besoin incertain sur le moment, et qu’on relègue aussitôt aux oubliettes.


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Je ne me considère pas comme une adepte du minimalisme, bien que j'adhère à l'idée. Je me sens déjà assez coupable dans la vie pour ne pas avoir, en plus, à éprouver cette émotion à chaque fois que je sors ma carte débit.

Cependant, je n’ai plus envie d’acheter pour acheter ni d’accumuler les possessions vaines et inutiles. J’essaie maintenant d’identifier cette pulsion lorsqu’elle se présente à moi pour la canaliser à ma manière. Voici donc mes différentes astuces pour limiter les achats inutiles et éviter les collections de gogosses.

Avant, il m’arrivait de magasiner ou de faire du lèche-vitrine pour meubler un temps mort. Désormais, à la place, je vais prendre une marche, je lis, je bois un café. J’essaie d'occuper ces moments flottants avec des activités plus enrichissantes, plus constructives, ou plus zen.

Parfois, j’ai simplement envie de rêvasser en regardant de jolies choses, généralement lorsque mes oreilles et mon cerveau sont captivés par un stimulus quelconque – un podcast, une émission ou un cours universitaire (oups). Alors, je remplis des paniers virtuels ou je fouine sur Pinterest, je me constitue d’improbables paniers de lecture sur le site de la bibliothèque ou je télécharge des applications en grand nombre.

En dernier recours, je dirige mon envie d’acheter vers des biens consommables. Ainsi, je préfère le pot de confiture fancy aux t-shirts cheapette, sachant qu'au moins il m’apportera plusieurs instants de douceur et me sera réellement utile. L’achat local est également une option intéressante.


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Il va sans dire que ma première solution reste ma préférée, je n’aime pas penser que j’occupe une partie de ma vie à consacrer autant de temps et d’énergie à jeter mon argent par les fenêtres. Je préfère donc cibler le vrai besoin dissimulé derrière l’envie de magasiner pour essayer d’y répondre. Cependant, je ne crois pas aux solutions radicales et culpabilisantes, c'est pourquoi je ne compte pas m’autoflageller pour l’achat d’une énième tasse, par exemple. Je me dis que, peu à peu, cet instinct deviendra moins urgent et je déconstruirai alors cette mauvaise habitude, nuisible tant à mon portefeuille qu'à la planète.

Ressentez-vous parfois cette pulsion de consommation? Que faites-vous pour l’éviter?

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