Le jugement juridique, de valeur, de philosophie, d’action, la liste est longue. Le jugement est un concept vaste, et l’action de juger englobe bien souvent plusieurs autres processus mentaux et psychologiques.
 

Et je trouve que c’est difficile de vivre dans un monde où le jugement est aussi facile et immédiat. Je juge, vous jugez, nous jugeons tous; je ne crois pas que quelqu’un puisse se targuer d’être exempt de jugement. Mais dans quel but jugeons-nous?

Je crois que fondamentalement, l’humain est rapide sur le jugement, pas nécessairement dans de mauvaises intentions, mais plutôt pour combler un besoin de catégoriser. Juger permet d’évaluer, et évaluer permet de catégoriser. Le cerveau humain fonctionne de façon à ce que tout puisse rentrer dans une petite boîte de catégories, sinon, nous ne savons pas à quoi nous avons affaire et donc comment réagir. Dans ce cas, le jugement devient une forme d’adaptation à notre environnement.
Là où j’ai beaucoup de misère, c’est quand le jugement entraîne une catégorisation irréversible et unique. Nous ne sommes pas JUSTE une catégorie. Nous ne sommes pas juste riches, beaux, laids, intelligents, handicapés, gros, athlétiques, etc.

Je vous parle souvent de ma petite sœur handicapée, mais cette fois-ci, j’aimerais plutôt vous parler de l’acceptation de la différence en général ainsi que de garder le jugement à sa fonction première, soit d’évaluer pour mieux COMPRENDRE ce qui nous entoure. Le jugement n’a pas à être quelque chose de péjoratif, ni à stigmatiser certaines différences ou attributs.

Je pense que la différence nous réconforte dans notre appartenance à notre société. Puisque nous sommes différents de la personne différente, nous sommes convenables au moule de notre société. Nous fittons. C’est ben correct, l’être humain est un être vivant social qui a besoin de la confirmation et de l’acceptation de ses semblables. Mais quand cette acceptation se fait au détriment de certains, j’y vois un gros problème et y ressens un grand malaise.

Je ne suis pas meilleure que d’autres. Je juge. Il y a de cela quelques années, je jugeais même énormément, mais à la suite de certaines expériences (eh oui, c’est moi qui l’ai écrit, celui-là) ainsi qu’à force de côtoyer ma petite sœur dans sa différence, j’ai compris que le jugement peut avoir des conséquences désastreuses. Autant le jugement que nous portons sur les autres que celui que nous portons sur nous-mêmes.

Je crois que ce que j’essaie réellement de vous dire, c’est qu’il faut être ouvert. Accepter la différence, quelle qu’elle soit, qu’elle soit chez nous ou chez les autres. Chaque individu sur cette Terre a un petit quelque chose à apporter à la race humaine. Se cantonner derrière un jugement rapide nous empêche souvent de constater le réel potentiel d’une personne qui subit notre évaluation.
 
Avez-vous déjà regretté certains jugements que vous avez portés sur des gens? 

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