Combien de fois par semaine me dis-je : « J’ai manqué ça! »? J’ai loupé le souper de fête d’un tel, j’ai choké une vente extraordinaire, j’ai raté LA nouvelle du jour... Les Anglos ont une expression pour ça : FOMO ou la fear of missing out.

Quand j'ai la FOMO, je pense à quelle folle sortie j'aurais pu faire, à quels amis j'aurais pu voir, à toutes ces choses que je manque.
 
Avant, l’histoire se serait arrêtée là, à cette pensée. Mais aujourd’hui, quand je m’ennuie, j’ouvre mon Facebook, mon Instagram, mon Snapchat (insérer ici la liste interminable de mes réseaux sociaux). Dans ces moments de FOMO, la différence entre ma réalité (moi, couchée dans un lit) et le monde (tous ces gens qui font plein de choses) me semble vertigineuse. Ça me donne l’impression que ledit monde tourne tellement vite autour de moi que je ne peux qu’être deux choses : un escargot ou une paresseuse. Évidemment, je finis toujours par me raisonner, car je ne pense pas être l’un ou l’autre, mais l’impression de manquer quelque chose ne me quitte jamais tout à fait.

 
Crédit : Memecrunch

Mes crisettes de FOMO peuvent durer 5 minutes ou 3 heures, moments pendant lesquels je deviens une utilisatrice compulsive des médias sociaux. Le temps que j’y passe alors ne me procure pas une grande satisfaction. J’en ressors souvent un peu troublée, avec la fâcheuse impression d’avoir perdu mon temps. Parce qu’au moment où je traîne sur Facebook à cause de regrets ou par peur de manquer quelque chose, je me manque à moi-même.

 
Crédit : Camille L. De Serres

Je peux manquer des moments de la vie des autres, c’est même normal. Mais me manquer à moi-même, c’est hypothéquer de p’tits morceaux de vie, qui, bout à bout, pourraient en former un maudit long. Comme je n’ai qu’une vie (scoop), vaut mieux essayer d’y être le plus souvent possible, non?
 
Alors quoi? Plus de réseaux sociaux? Bien sûr que non. La prochaine fois que j’aurai l’impression de manquer quelque chose, je vais me demander si cette chose est vraiment importante pour moi. Si la réponse est non, je dois laisser aller et assumer mon choix d'activité ou de non-activité.

C'est comme pour vous en ce moment. Pendant que vous lisez ce texte, vous en manquez plein, des affaires! Vous faites le choix conscient d’accorder du temps à la lecture de ce billet de blogue, alors qu’il doit y en avoir des millions d’autres publiés au même instant. Han, avais-tu pensé à ça? Non? Tant mieux!
 
Tout ça pour dire que la FOMO, c’est surtout la peur de faire des choix ou de ne pas avoir fait le bon. Mais à moment donné, être une adulte (genre) épanouie c’est aussi ça, faire des choix!


Crédit : Meme Generator

Alors je vais combattre la FOMO par le YOLO. (Ici, permettez-vous de rire de moi.) Toujours est-il que le principe qui découle de l'acronyme popularisé par Drake est : ta vie t'appartient, vaut mieux que tu en profites comme tu l'entends. Fait que YOLO, j’men vais me faire tatouer les quatre lettres magiques dans le bas du dos! #NOT

Souffrez-vous la FOMO?

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