Vivre avec un trouble anxieux OU se faire des scénarios catastrophes dignes d’un film d’action.

Crédit photo: Original prop

Je ne suis pas toujours en crise. Crise d'angoisse ou d'anxiété, je précise. Je dirais plutôt que je vis un inconfort quasi constant. De là, le mot généralisée dans l’appellation : « trouble d’anxiété généralisée ». La plupart du temps, le malaise plane dans mon ventre et s’incruste pour la journée. Cela peut prendre source d’une pensée qui m’envahit ou bien de rien de vraiment concret. C’est juste là.

Dans le cadre de ma première thérapie, nous avons déterminé, ma psychologue et moi, que mes pensées anxiogènes étaient fréquemment déclenchées par un sentiment de culpabilité.
 

Crédit : Sos burnout

Je vous donne un exemple.

Jeudi soir, j’ai participé à un événement extérieur de Zumba, organisé par l’Énergie cardio de mon quartier. Après 40 minutes de sueur, j'ai quitté le site. Je suis plus du type muscu' que cardio. Bref, c’est là que ma tête a commencé à spinner : « Je suis une lâcheuse, je n’ai même pas fait une heure. Je propose de faire de l’activité physique dans mon dernier article sur la gestion de l’anxiété et je ne suis même pas capable de l’appliquer totalement. »

Je me sentais coupable.

Et c’est ainsi qu’un scénario catastrophe se façonne dans la tête d’une fille anxieuse comme moi. J’imagine le pire : « Les entraîneurs et les participants de l'événement vont me trouver paresseuse. Les lectrices et lecteurs de TPL vont dire que je n’applique pas mes trucs et que je suis lâche, etc. » 
 


Crédit : Les paresseuses

Le top 4 de mes scénarios catastrophes 

  • Être poursuivie (pas à la course là, mais bel et bien, en justice).
  • Me ramasser en prison comme dans l'émission Unité 9.
  • Que quelqu'un soit tellement en colère contre moi qu’il planifie un stratagème pour se venger atrocement.
  • Mourir d’une maladie extrêmement douloureuse (oui, je vis aussi avec l’hypocondrie).

À tête reposée, je sais pertinemment que ces scénarios n'ont pas vraiment de sens. Je les trouve ridicules, même rigolos. Mais, lorsque je panique, je finis par y croire momentanément. 

Comment est-ce que je fais pour ne pas me faire engloutir par mes pensées destructrices? Je me pratique à freiner le scénario dès la première réplique. Si les mots « et si jamais... » sont prononcés, je peux déjà dire que c’est mauvais signe. Plus je m’habitue à les repousser, meilleure je suis pour les détecter à l’avance. Cela dit, les scénarios les plus forts me surprennent encore et, lorsqu’ils se taillent une place dans ma tête, il m’est difficile de leur échapper.

Quand j'atteins ce palier, la meilleure solution demeure d'en parler à quelqu'un qui me connaît bien et qui ne me jugera pas. Je prends le temps de remercier mon amie depuis toujours et mon copain patient.


Crédit : Ali Davies

Ma psychologue me l’a si souvent répété, alors à mon tour de passer le mot : « Ça finit toujours par passer. »

Avez-vous des scénarios catastrophes vous aussi?

Psssttt ! Envoie-ça à ton ami!

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