@TheFatJewish et le vol de propriété intellectuelle.

Crédit photo: Montagepar Jeremie Romain @TheFatJewish et le vol de propriété intellectuelle.

Il y a un an, quand une de mes collègues de travail m’a montré une publication du compte Instagram @TheFatJewish, j’avais déjà vu l’image au moins une dizaine de fois sur Tumblr. Je lui ai demandé c’était quoi ce compte et elle m’a répondu que c’était un dude full drôle qui avait des millions de followers.

Étrange.

Son compte est plein de memes et de photos drôles, avec quelques rares photos du gros juif lui-même (Josh Ostrovsky).

Je ne me suis pas abonné à son compte ce jour-là. J’aime bien ce genre d’humour et tout, mais je ne trouve pas nécessairement qu'Instagram est la place pour ça. Un choix personnel.

Quelques mois plus tard, je suis tombé sur un article qui parlait de ce compte Instagram et à quel point tout ce qui y était publié était volé à d’autres artistes/comédiens. Ça a confirmé mon instinct initial. Le dude passe donc ses journées à parcourir Tumblr, Twitter, Facebook et Instagram pour trouver les meilleures jokes et memes pour ensuite les republier sur son compte Instagram et son compte Twitter en ne créditant pas les créateurs initiaux.
 


Crédit : Rolling Stone

Il a 5,7 millions de followers sur Instagram. Le fait qu’il utilise sur compte Instagram pour publier le meilleur de l’Internet n’est pas mal en soi. Il agit comme un genre de conservateur de musée en choisissant les meilleurs tableaux à exposer dans sa galerie. Ce qui est wrong, c’est qu’il ne crédite pas les sources et qu’il profite du travail des autres.

Récemment, il a signé avec l’agence CAA de Los Angeles. Elle va maintenant le représenter dans toutes les sphères commerciales. Depuis, il a signé un contrat très lucratif pour un livre, il a une émission de radio sur East Village Radio, il a mis son nom sur un vin qui s’appelle White Girl Rosé, il a signé un contrat de mannequin et il présentera une collection de vêtements pour les gars qui ont un Dad Bod à la Semaine de la Mode de New York. Sans compter le fait qu’il soit payé pour faire des apparitions dans les clubs (à la Kylie Jenner) et qu’il peut toucher au-delà de 6 000 $ pour poster une photo d’un produit sur son compte Instagram.

Tout ça à cause de son nombre de followers. Pas son talent. 
 



Crédit : Rolling Stone

Peut-être qu'Ostrovsky a du talent. Peut-être qu'il est drôle. Reste que le talent sur lequel il a bâti son succès n’est pas le sien et ça, ce n’est pas cool.

Depuis qu’il a signé avec CAA, plusieurs des comédiens qui ont vu leur matériel passer sur le compte de The Fat Jew se sont prononcés. Il y a eu des articles dans Rolling Stone, Gawker, The Guardian et The Atlantic qui parle du vol de propriété intellectuelle.

Suite à l’engouement médiatique autour de sa personne, il a commencé à créditer les créateurs originaux sur son compte Instagram mais, pour moi, ça ne change pas grand-chose. Même en créditant les artistes, il ne mérite pas tout ce qui est en train de lui arriver.
 


Crédit : Rolling Stone

Il a d'ailleurs accordé une entrevue à Vulture vendredi dernier, disant qu'il ne savait pas que c'était du vol et que, sur Internet, les règles ne sont pas claires, et qu'il ne recommencerait plus. J'ai tellement roulé mes yeux intensément et longtemps en lisant l'entrevue que j'en ai eu mal à la tête. Come on, dude! 

Je ne comprends pas le raisonnement de l’agence CAA. Est-ce qu’elle pensait uniquement faire de l'argent à cause de la renommée du nom The Fat Jew, ou est-ce qu'elle a découvert qu’il avait un talent caché qu’il ne partage pas avec ses followers?

Suis-je jaloux de son succèsf? Non, j’aimerais mieux avoir du succès avec du matériel qui est le mien qu’en volant les jokes des autres. Franchement.

Qu’est-ce que vous en pensez? Suiviez-vous The Fat Jewish sur Instagram avant ce billet?

Psssttt ! Envoie-ça à ton ami!

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