Une relation conflictuelle avec le poids : le calvaire de toutes les femmes?

Crédit photo: imgarcade.com Une relation conflictuelle avec le poids : le calvaire de toutes les femmes?

Il y a quelques semaines déjà, j’ai écrit un article sur ma relation avec mon poids. Sur comment je la trouvais difficile, handicapante et préoccupante. Sur la prise de conscience que j’avais eue par rapport à ça et sur ma décision de changer la vision que j’avais de mon propre corps. Écrire cet article faisait partie du processus pour moi, parce que je trouvais ça important de parler de ma détresse, de la partager, pour l’accepter et éventuellement la mettre derrière moi. J’avais envie de parler d’où elle venait et pourquoi j’avais décidé de m’en débarrasser. Et ça m’a fait un bien fou.
 
Je m’attendais à beaucoup de réactions. Voyez-vous, d’une part je savais que les enjeux liés au poids, à l’image et à la nourriture font beaucoup jaser. Avec l’obésité en croissance un peu partout et l’admission d’un nombre de plus en plus important de jeunes dans les cliniques spécialisées en trouble alimentaire, il est essentiel de réfléchir à la relation que notre société entretient avec la nourriture. De plus, je me doutais que je n’étais pas seule, que forcément, avec la pression qui est mise sur les femmes pour atteindre un certain idéal de beauté plusieurs avaient, comme moi, fini par haïr leur corps.

 
Crédit : Screencshot/Ton Petit Look
 

Pourtant, les réactions m’ont quand même sidérée et m’ont fait réfléchir encore plus. Ce n’est pas plusieurs femmes qui se sentent comme moi, ce sont toutes les femmes qui se sentent comme moi. Que ça soit parce qu’elles se trouvent trop grosses, trop petites, trop laides ou tout en même temps, les femmes sont trop nombreuses à haïr leur corps.
 


Crédit : Screencshot/Ton Petit Look

 
 Chaque commentaire m’a fait réfléchir. Chaque partage et chacune des filles qui ont pris la peine de m’écrire en privé m’ont fait prendre conscience d’un phénomène plus grand que moi-même. Ce n’est pas faute de lire là-dessus, de dénoncer et de généralement m’intéresser aux enjeux qui touchent les femmes. Pourtant je n’avais jamais vraiment réalisé l’ampleur de la problématique. Je pense que c’est parce que je ne pouvais pas m’imaginer que toutes les femmes vivaient ma douleur et qu’on n’en parlait pas tous les jours, plusieurs heures par jour.   
 


Crédit : Screencshot/Ton Petit Look

Je voulais aussi vous remercier, pour avoir osé partager votre histoire, pour vos encouragements, pour vos gentils messages, pour votre espoir. J’espère que vous avez lu les autres commentaires comme s’ils vous étaient adressés. Si non, je vous le conseille.
 


Crédit : Screencshot/​Ton Petit Look 

 
Je suis aussi tellement fière qu’aucun commentaire n’ait ressemblé aux commentaires auxquels Léa Clermont-Dion a eu droit après la sortie de son documentaire. Que personne ne m’a refusé le droit d’être mal dans ma peau parce qu’en réalité je ne suis pas grosse. Ça m'a rendue vraiment fière de la communauté de femmes merveilleuses que TPL a réussi à bâtir à travers les années.
 
Je veux aussi qu’on se promette, vous et moi, d’être clémentes avec nous-mêmes. Je nous souhaite d’un jour pouvoir voir notre corps sans le commenter, juste constater sa présence. Je nous souhaite de ne plus avoir besoin de trouver 3 choses qu’on aime, mais d’aimer la chose au complet.
 
Personnellement, j’ai aussi l’intention de me questionner sur l’analyse que je fais du corps des autres. Je veux vraiment réussir à arrêter de commenter les autres corps, parce que je suis consciente de l’effet que ce genre de commentaires a eu sur ma vision de moi-même avec les années et de comment je participe à la pression qui est mise sur les femmes à travers ça. 
 
Je nous souhaite de faire la paix, parce que sans ce boulet, je suis convaincue qu’on va réussir à conquérir le monde. 

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