Depuis le 2 décembre et jusqu’au 13 décembre, les dirigeants de chaque pays sont réunis à Madrid dans le cadre de la 25ème Conférence des Parties des Nations Unies sur les changements climatiques (COP25). C’est lors de ces conférences qu’on lieu les grandes négociations internationales sur le climat. Mais, comme chaque année, les États cherchent avant tout à défendre leurs intérêts économiques nationaux et les négociations n’aboutissent à rien ou presque. 

Le plus grand aboutissement de ces négociations obtenu récemment est l’Accord de Paris qui a été adopté en 2015 et qui vise à limiter le réchauffement en dessous de 2 degrés et, si possible, en dessous de 1,5 degré, comme le recommande la science. Cependant, même si les 196 pays signataires respectaient leurs engagements actuels, les scientifiques prévoient quand même qu'on arriverait à un réchauffement global de 3,2 degrés Celsius d'ici la fin du siècle.  Mais encore, cet accord n’est pas contraignant et seulement 16 pays le respectent vraiment.   

Un immense fossé entre les attentes des citoyens et les intentions des décideurs 

Grâce à la grève étudiante pour le climat, les citoyens sont plus sensibilisés que jamais aux enjeux climatiques, mais les signaux de la part des décideurs sont très faibles. Le fossé n’a donc jamais été aussi grand entre les attentes de la population et les intentions des décideurs. Selon Léa Ilardo, porte-parole du collectif La planète s’invite à l’Université, qui assiste aux négociations à Madrid, « la disjonction entre le pouvoir et la réalité de terrain est très claire »

Un événement financé par les pollueurs 

L’an passé, le vidéaste-activiste Vincent Verzat  a publié une vidéo virale sur le financement des négociations climatiques par le secteur des hydrocarbures.

Encore aujourd’hui, rien n’a changé. La COP25 est financée par Endesa et Iberdrola. Ces 2 entreprises produisent du gaz naturel et de l’électricité à partir du charbon. Elles sont également les principaux émetteurs d’émissions de gaz à effet de serre de l’Espagne. 

Ce n’est pas par pur souci de l’environnement que ces compagnies financent les négociations. C’est parce que c’est dans leurs intérêts.

Mais que faire alors? 

La seule chose que l’on peut faire en tant que citoyens est de sensibiliser son entourage et participer aux mobilisations collectives sur le climat pour faire pression sur les décideurs. Celles-ci sont organisées par les collectifs La planète s’invite au Parlement, Pour le Futur Montréal, Pour le Futur Québec, La Planète s’invite à l’Université, Devoir Environnemental Collectif et Extinction Rébellion.   

Comme l’a dit Greta Thunberg aux manifestants à Madrid, « L’espoir, c’est le peuple. Vous êtes l’espoir ».  

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