Les 3 leçons que j'ai apprises grâce au rejet amoureux

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Malheureusement, depuis trois ans environ, je suis devenue experte en rejet amoureux : j’ai aimé ceux qui ne m’aimaient pas et je n’ai pas aimé ceux qui étaient amoureux de moi. Une fois la déception et la tristesse passées, je peux néanmoins affirmer que j’ai appris beaucoup de l’amour non réciproque et du rejet.
 
1. Les comédies romantiques nous mentent 
Les comédies romantiques vous racontent que lorsque vous avez trouvé l’amour, le vrai, The One, il ne faut jamais le lâcher? Eh bien, c’est faux. Ne courez pas à l’aéroport après votre summer crush. Ne cognez pas à la porte de votre ex en pleine nuit. N’envoyez pas une lettre tous les jours pendant un an si vous ne recevez jamais de réponse. Tout ça, c’est non seulement un acte désespéré (et assez creepy), mais c’est surtout inutile (et ça blesse votre égo).
 


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Selon mon humble expérience, il n’y a que dans les films où quelqu’un quitte son partenaire même s’il est encore amoureux. Il n’y a que dans les films que les grand gestures sont séduisants et non complètement déconnectés de la réalité. Il n’y a que dans les films qu’on peut aller sous la fenêtre de son high school lover avec une chaîne stéréo sur les épaules sans avoir l’air con. Dans la réalité, une rupture est souvent synonyme de non-amour. Dans la réalité, il ne faudrait pas qu’un grand gesture romantique soit la seule raison pour laquelle votre Hélène reste au pays, un peu par pitié, un peu par culpabilité. Il ne faudrait pas obtenir une ordonnance restrictive pour harcèlement non plus…
 
2. Ne jamais se résoudre au second prix 
Les gens que j’ai aimés et qui ne m’ont pas rendu la pareille ont refusé de repartir à la maison avec leur deuxième prix : qui choisirait une belle amitié ou une attirance physique à la suite d’un grand sentiment amoureux? Je l’avoue, le choix est simple. Ces gens ont, consciemment ou non, continué de rêver de relations et de sentiments meilleurs, plus forts, magiques. Et je les remercie d’avoir fait ce choix. C’est, genre, l’étape d’acceptation de mon processus de deuil. Je ne veux pas récupérer mon ex à l’usure. « OK, je vais sortir avec toi, parce que tu m’as envoyé un courriel par jour pendant six mois ». Je ne veux pas être la deuxième plus belle fille du bar, je ne veux pas être le plan B. Je veux le premier prix, moi aussi, je veux quelqu’un qui m’aime profondément, quelqu’un qui me choisisse avant toutes les autres personnes. Ça va donc dans les deux sens : il vaut mieux être seul·e que mal accompagné·e…
 


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3. Ne jamais quémander une relation
Voilà la grande leçon, la plus dure à apprendre. Je pense que chaque humain mérite profondément d’être aimé pour ce qu’il est, avec ses défauts et ses qualités. Il ne faudrait jamais quémander de l’amour, jamais promettre de changer, jamais accepter des compromis qui entrent en contradiction avec sa nature profonde, jamais se « vendre » auprès de l’autre comme on vante les vertus d’un Magic Bullet à la télé… On mérite tous de se faire aimer à notre juste valeur, pour qui on est, simplement.
 


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J’ai appris ces leçons à la dure : j’ai cru aux comédies romantiques, j’ai quémandé de l’amour, j’ai reçu des lettres d’amoureux désespérés, on a sonné à ma porte à 4 h du matin, j’ai pleuré toutes les larmes de mon corps dans la salle de bain de mon ex en refusant de partir avant qu’il ne revienne sur sa décision. Je ne le regrette pas. Au moins, je suis allée « jusqu’au bout » de mon sentiment amoureux, même si ça impliquait parfois souvent l’humiliation et la souffrance émotionnelle. Par contre, aujourd’hui, des années plus tard après ces faits peu reluisants, je ne veux plus jamais supplier pour qu’on m’aime, quémander un amour qui ressemblait davantage à de la pitié.
 
Je veux repartir à la maison avec le premier prix.    

Psssttt ! Envoie-ça à ton ami!

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