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Le cynisme, pourquoi c’est une plaie?

Que ce soit en suivant de près l’actualité, en survolant notre feed Facebook ou simplement parce que la vie n'est pas toujours rose, il est facile et naturel de se laisser happer par l'amertume et le désabusement. Ce désabusement et cette négativité engendrent forcément un certain cynisme.

J'ai l'impression que le cynisme est au goût du jour, voire à la mode. En effet, on ne compte plus les héros sombres ou torturés de notre imaginaire collectif qui sont acclamés et idolâtrés. On n'a qu'à observer les séries télé et leurs protagonistes les plus populaires. Dexter (de la série du même nom), Annelise (How to get away with murder), Walter (Breaking Bad) marquent la culture populaire et sont tous des rôles complexes et fascinants, mais d'une teinte résolument sombre.

La noirceur évoque souvent une certaine complexité et un mystère, une profondeur. On ne peut en dire autant du bonheur et de l'optimisme, traits qui sont fréquemment associés à des rôles naïfs, voire niais. Comme si l’intelligence venait de pair avec le mépris de la société.

Le bonheur est-il niaiseux? L'optimisme signe de stupidité, d'aveuglement?

Je ne crois pas. Je refuse d'avaler tous ces discours qui nous portent à croire que le monde d'aujourd'hui est pire que celui d'hier, que ceux qui osent espérer sont munis d’œillères. Que leur compréhension des enjeux est limitée.

Derrière cette affirmation s’appuie de l’espoir, certes, mais aussi logique et pragmatisme.

Concrètement, le seul aspect en ce moment qui est pire que jamais, c'est l’environnement. En effet, sur ce point, la situation est terrible et nous avons tous les droits du monde de déprimer, de rager. C'est un fait, la Terre va mal. Malgré tout, des actions peuvent être entreprises et le mieux à faire, c'est d'essayer de patcher les trous.

Cependant, souvent on évoque le contexte mondial, la politique ou les conditions humaines afin de justifier ce sentiment de cynisme généralisé et, en toute honnêteté, je ne comprends pas. Je défie quiconque d'ouvrir un livre d'histoire (ou de googler t’sais) et de cibler un moment de l’histoire de l’humanité où l’harmonie et le respect des droits y étaient plus présents qu'actuellement.

Peu importe l’époque, les humains ne sont pas mieux, ne sont pas pires, ils restent les mêmes avec leurs torts et leurs travers. Avec leurs forces et leur lumière. Tout ce qui change, c'est l'éducation et la connaissance et c’est ce qui, bien souvent, provoque les plus grands bouleversements.

Pour moi, l'humanité est une danse où on avance de trois pas, mais jamais sans reculer de deux. L’important c’est qu’on avance. L’important c’est de ne jamais oublier toutes ces personnes qui s’unissent pour le bien-être collectif.

Ce n'est pas utopique ou idéal, mais c'est dans la nature humaine de s'autodétruire pour mieux se reconstruire. Si le cynisme pousse parfois à l’inaction, c'est l'optimisme et l'espoir qui portent les plus importants changements.

My two cents

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