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Fille de ville ou de région?
Crédit: westjet + Rosalie Dumais-Beaulieu

C’est drôle de voir comment on change avec les années. La Rosalie que vous lisez aujourd’hui n’est pas la même qu’à ses débuts ici. La Rosalie qui a fait sa demande d’admission en journalisme il y a deux ans n’a plus les mêmes préoccupations qu’avant. Avant, c’était bien clair dans ma tête : j’allais devoir quitter le Saguenay et j’aurais un emploi à Montréal. Maintenant, je ne sais plus trop.

Crédit : giphy.com

 
Je veux toujours avoir mon emploi en communication, mais je ne suis plus si certaine que Montréal est la terre promise pour moi. Avec mes cours, j’apprends l’importance des régions et à aimer la mienne. J’aime la qualité de vie ici. Par contre, je sais que les emplois reliés à mon domaine sont moins nombreux, alors qu'à Montréal, il y en a plus.
 
Montréal, ça m’a toujours paru comme LA place où je devais inévitablement m’installer. Par contre, en voyageant, j’ai compris que la ville me stressait beaucoup et que je me sentais plus à l’aise dans les grands espaces. Normal pour une fille de la campagne, vous me direz.

C’est vrai, je pourrais facilement m’habituer. Mais est-ce que c’est ce que je veux vraiment? M’habituer, encaisser? C’est fascinant comme les gens parlent de la ville comme d’un endroit merveilleux, autant comme qu’un endroit déprimant et stressant. Je vous avoue que ça ne m’aide pas du tout.
 

Tout ça me semble être des préoccupations d’adulte et ça fait bizarre d’être confrontée à ça. Parce que oui, même à 19 ans, j’y pense. Dans quelques mois je devrai choisir mon stage, choisir une ville ou une région temporaire. Et peut-être y rester si le destin s’en charge.
 
C’est mêlant, tout ça. J’aimerais être comme ceux qui savent dès le départ qu’ils veulent rester en région ou partir. Moi, mon cœur se déchire entre mon petit coin d’amour ou la grande ville et ses multiples possibilités alléchantes. Mon copain a ces questionnements aussi, ce qui me perturbe encore plus, car nous sommes ensemble depuis assez longtemps pour nous imaginer faire un bon bout de chemin ensemble.
 
Je veux vraiment être journaliste, mais la place des régions dans les médias est quasi nulle, à ma grande tristesse. Tous les yeux sont rivés vers Montréal ou Québec, alors c’est inévitable pour moi de regarder dans la même direction. Pourtant, de mon côté, je peux voir toutes les belles choses qui se passent ici.
 
Je suis une fille de culture, d’ouverture, d’innovation et d’originalité. La ville m’offre tout ça. Je suis aussi une fille de calme, de plein air, de grandeur, de proximité. Ma région m’offre tout ça.
 
Tu parles d’un dilemme!
 
Pour l’instant, les questions me trottent en tête et je me force à patienter jusqu’au jour où je saurai à quel endroit mon stage se déroulera. Je suis aussi une fille qui s’adapte facilement, alors je me force à me dire que… advienne que pourra!
 
Préférez-vous la ville ou les régions? Avez-vous eu à faire un choix?

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