Maudite construction, n'est-ce pas? En fait, très humblement, elle est loin d'être responsable de mon impatience et mon angoisse d'automobiliste. Les autres automobilistes en sont clairement la source. Quand il y a de la construction, ce que je redoute, ce sont ceux qui n'attendront pas leur tour. Ceux qui n'alterneront pas le « céder le passage ». Ceux qui ne connaissent pas la courtoisie. Et je suis certaine que c'est la même chose chez beaucoup d'autres automobilistes, donc on se ramasse à la fin avec un cercle vicieux dont je ne connais pas encore la sortie après des années de conduite à Montréal.

Celle que j'ai choisie, donc, c'est la fuite. La fuite à vélo.

Dans l'immobilisme de ma voiture, je les voyais, ces petits chanceux, voler comme le vent à côté de moi. J'ai un vélo, il est bien ordinaire, mais tant que ça roule, ça t'emmène d'un point A à B... Je l'ai donc essayé, après une préparation mentale de 48 heures et quelques conseils recherchés à gauche et à droite. Voici mon bilan après une semaine d'essai!

Constat #1

Lorsqu'il y a du trafic, c'est quasiment le même temps! Environ 20 minutes dans les deux cas (au moins une dizaine de perdue dans l'immobilisme pour ce qui est de la voiture). Pour me rendre à mon travail, c'est 7km dans les deux cas.

Constat #2

Oui, j'arrive à la job rouge, un peu essoufflée, les bronches un peu irritées par le froid et l'air, donc je tousse occasionnellement et tout le monde me regarde avec des gros yeux. MAIS. J'ai tellement une belle énergie!

Ça ne fait que quelques jours, et j'ai réellement remarqué une amélioration non négligeable de mon énergie au travail ET surtout, de mon énergie à mon retour du travail. En effet, en revenant chez moi, j'avais habituellement juste le goût de dormir, et je devais me traîner pour le souper et passer laborieusement à travers ma soirée jusqu'au dodo. C'est juste fantastique maintenant, de revenir et d'avoir le sentiment de pouvoir conquérir le monde. Oui, oui.

Constat #3

Non seulement j'ai plus d'énergie à des moments précis où j'avais tendance à glisser dans l'amorphisme, mais j'ai remarqué en avoir définitivement plus en général. Et, plus d'énergie = plus envie de faire du vélo! Donc, hier, par exemple, j'avais une course à faire à 5km de distance (10 minutes estimées en voiture contre 17 à vélo). J'avais le temps de me permettre les 14 minutes supplémentaires que me demandait la route à vélo, alors pourquoi pas? Au bout du compte, je n'en suis que mieux avec moi-même, dans mon corps et mon esprit.

 

--- Conseils en rafale ---

  • Je crois que cela vaut la peine d'investir dans des vêtements faits de tissus qui sèchent rapidement/laissent passer l'air sans perdre la chaleur (polyester/laine mérinos). Cela, bien sûr, inclut vos sous-vêtements. Surtout si vous vous rendez au travail. Vous arriverez (presque) fraîche comme une rose.
  • Vérifiez la pression de vos pneus! J'ai appris cet été l'énorme et essentielle différence que cela fait. Vous pouvez habituellement voir sur le flanc de votre pneu de vélo la pression à laquelle il doit être gonflé. Respectez ça et vous volerez comme le vent!
  • N'oubliez pas votre casque. N'oubliez pas votre bouteille d'eau. Respecter le Code de la route! Soyez un usager modèle et informez-vous du Code avant de partir, si vous n'êtes pas certains.
  • Investissez dans un bon cadenas! Je me suis fait voler mon vélo stationné à un métro il y a quelques années. Je suis encore traumatisée, mais j'ai décidé de ne pas laisser cet incident gâcher mon plaisir du vélo, et j'ai acheté un bon cadenas. J'ai aussi littéralement Googlé « comment bien verrouiller son vélo ».
  • Je fais de la randonnée à l'occasion, je travaille debout et j'ai une constitution moyenne, mais je ne suis pas sportive. Ayez en tête votre condition physique actuelle! Si l'ampleur de la tâche vous effraie, essayez-le le weekend peut-être, avant de le faire pour le Jour J. Le vélo est l'un de ces sports qui deviennent très rapidement de plus en plus faciles!

Oseriez-vous vous rendre au travail en vélo?

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