Mon voisin est envahissant et je ne sais pas quoi faire

Crédit photo: Jacob Culp/Unsplash

J’ai déménagé dans mon appartement actuel il y a un an et c’est un logement de rêve, comme il ne s’en fait malheureusement plus beaucoup à Montréal. Fraîchement rénové, un loyer qui a de l’allure, à distance de marche d’un métro… mon conjoint et moi sommes comblés! Sauf que depuis ce printemps, mon logement de rêve commence tranquillement à se transformer en cauchemar, tout ça à cause d’un voisin envahissant.

 

Au départ, j’avais de la sympathie pour lui. C’est un homme vivant seul, il n’a jamais reçu personne chez lui, il passe la majeure partie de son temps à l’intérieur… je me suis dit qu’il devait s’ennuyer parfois, alors je tolérais ses longues discussions chaque fois que je le croisais dans la cage d’escalier ou devant le building. Petit à petit, certains de ses comportements et de ses commentaires m’ont agacé et m’ont rendue mal à l’aise.

 

Une fois, il a sonné agressivement et répétitivement à notre sonnette extérieure (ce qui ne fait absolument aucun sens puisqu’il aurait tout simplement pu cogner à notre porte intérieure vu qu’il se trouve déjà dans le même building que nous) et c’est mon conjoint qui a répondu. J’ai entendu notre voisin « chicaner » mon chum sur le fait qu’il avait trouvé une lettre adressée à nous dans SA boîte aux lettres et que « c’est quoi, vous n’avez pas fait votre changement d’adresse encore?? » (dude, I’m a Virgo, le changement d’adresse a été fait avant même qu’on déménage). Mon chum répondait poliment aux attaques du voisin, mais ce dernier insistait et insistait. Je me suis tannée, et je suis allée dans le cadre de porte pour soutenir mon chum. Curieusement, quand il m’a vu, le voisin a arrêté de s’en prendre à mon chum et il est devenu gentil, compréhensif d’un coup.

 

Ark.

 

Une autre fois, lors d’une discussion forcée avec lui, il m’a sorti un « parfois le temps est long, c’est pas facile quand on n’a pas de blonde », en me regardant fixement et intensément.

 

Ark.

 

Une autre fois, je sors de mon auto et il était dehors. Il me dit « ahh, tu n’as plus ta Infinity? » et moi de ne rien comprendre parce que je n’ai JAMAIS possédé d’auto de la marque Infinity, je lui réponds « euh, non. J’ai jamais eu d’Infinity ». Il a insisté en disant « oui, oui… un char argenté là ». Et j’ai compris qu’il faisait référence à une auto qu’on s’était fait prêter à seulement DEUX reprises par une amie. Faut être fouineur en sapristi pour observer ce genre de chose et disons que je suis restée vraiment l’air bête quand il m’a demandé ça.

 

Mais le plus gros des comportements problématiques a commencé quand le beau temps s’est installé et que j’ai commencé à être plus souvent dehors, dans la cour qu’on partage avec lui. CHAQUE JOUR, il ouvrait sa fenêtre donnant sur l’espace où j’étais pour me parler. J’avais l’impression d’exister uniquement pour le divertir. C’était lourd. Il me rendait mal à l’aise et j’en suis venue à un point où je n’avais plus envie de travailler dehors et profiter du soleil juste parce que je ne voulais pas qu’il me parle.

 

Depuis un peu plus d’une semaine, il ne m’adresse plus la parole, car nous avons eu un conflit sur le partage de la cour. J’ai mis le pied dans SA section, par mégarde (à ma défense, je croyais que la cour était partagée entre les trois appartements du building, mais apparemment que non) et il m’a très sèchement demandé de quitter cette partie de la cour en précisant à quel point « je lui manquais de respect. » J’ai été ultra baveuse, ce qui n’est pas particulièrement correct, mais à un moment donné, une fille se tanne. Je lui ai ri dans la face et je n’ai absolument rien répondu à ses attaques, je l’ai ignoré. Je me suis simplement levée et j’ai quitté sa section de la cour.

 

J’aimerais crier victoire sur le fait qu’il ne me parle plus, mais non. Mon sentiment d’inconfort reste. Je sens qu’il continue à épier mes moindres faits et gestes. Je m’installe dans la cour pour travailler et curieusement, il entrouvre sa fenêtre de quelques centimètres à peine cinq minutes plus tard. Coïncidence? Je ne pense pas puisque c’est arrivé à plus d’une reprise.

 

Je crois que ce qui me fâche le plus, c’est lorsque j’essaie d’expliquer à mon chum tout le malaise que je ressens. Je me fais répondre que « il est juste un peu gossant, c’est tout. »

 

Non. Il m’observe et je sens son regard sur moi être déplacé, envahissant. Je ne sais pas quoi faire et ça me fâche au plus haut point.

 

J’ai presque hâte qu’il recommence à me parler juste pour pouvoir lui crier de me foutre la paix.

 

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