Alors que le spectre du déconfinement plane sur nous, on a été plusieurs à se procurer des masques en tissu afin de pouvoir les porter dans l’espace public lorsque les choses recommenceront graduellement à ouvrir. On vous avait d’ailleurs présenté 5 designers locaux qui fabriquent des masques dans l’article juste ici.

La fabrication de masques en tissu est plutôt récente dans l’industrie de la mode et du textile, et il ne semble pas y avoir de guide ou de cadre précis pour le moment sur la conception des masques. C’est pour ça qu’une entreprise canadienne spécialisée dans l’industrie du textile a lancé un guide complet (disponible ici) qu’on vous résume en quatre points principaux.

 

Le textile choisi

Certains textiles peuvent augmenter les risques de suffocation, car l’air circule plus difficilement. C’est le cas notamment du néoprène, des textiles laminés avec des membranes « plastiques » (ex : polyuréthane) et les textiles enduits (ou « coated »). Il est donc important de vérifier avec quel textile est fabriqué le masque que vous voulez acheter.

 

Le nombre de couches

Le guide de Tengiva explique que le nombre de couches dépend des matières choisies pour le masque. Un masque en denim épais pourrait n’avoir besoin que d’une couche, par exemple. Si les masques sont fabriqués dans un matériau plus léger, comme du coton, Tengiva recommande d’aller vers des masques à 2, voire 3 couches.

 

Avec filtre ou sans?

On peut acheter un masque en tissu avec ou sans filtre. Par contre, le fait d’acheter un masque avec un filtre ne nous protège pas davantage, puisque les masques en tissu sont faits à la base pour empêcher nos propres gouttelettes de se rendre aux autres. Par contre, un filtre devient comme une couche supplémentaire pour bloquer les particules de salive que nous envoyons.

 

Le confort

Observez bien le design du masque que vous voulez acheter. Un design confortable et bien pensé permet de réduire le besoin de le replacer ou de le toucher souvent. Il faut un masque bien adapté et qui épouse le plus possible le contour du nez, du menton et des joues.

Voilà! Évidemment, on tient à rappeler qu’un masque ne devrait en aucun cas être considéré comme une protection absolue contre la COVID-19 et il faut toujours éviter de se toucher le visage et se laver les mains (et notre masque) en rentrant chez soi.

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