52 pauses par année, c’est ma volonté de lire au minimum un livre par semaine, et de vous en présenter le contenu pour vous donner envie, à vous aussi, de prendre 52 pauses par; année. Je vais dans tous les sens et dans tous les styles, pour rejoindre un peu tout le monde et sortir un peu de mon petit monde.

Quand je me suis lancée dans la lecture du livre Ouvrir son coeur d'Alexie Morin, ça m'a pris plus d'une semaine pour arriver à le finir, je le concède. Il est plus long que ce que j’ai l’habitude de lire. Normalement, je me serais tannée. Sauf qu’Alexie a quelque chose qui me ressemble. Je me retrouvais dans beaucoup de parties de ce roman autobiographique.

Je ne saurais dire si c’est un hasard ou si simplement, ce qu’elle relate, est le genre d'expérience dans laquelle tout le monde peut se reconnaître, à sa façon. C’est un roman saccadé, qui oscille entre les diverses époques de la vie de l’auteure, en allant un peu dans tous les sens. Ce style d’écriture a de quoi nous garder en haleine, ce que j’ai particulièrement aimé et qui m’a empêchée d’abandonner.

Ce roman est simple, direct, sans prétention. Il relate une vie simple que tous pourraient vivre et pourtant, il est bourré d’émotions.

Je recommande de le lire par petits bouts, pour savourer pleinement ce qui se dit, en alternance avec quelques autres romans. Ou alors une lecture d’une traite pour tout vivre d’un seul coup!

Via le site Les libraires, l'auteure explique ainsi son oeuvre: « Le sujet de ce livre, c'est la honte. Ce livre raconte ma vie, des morceaux de ma vie. Il raconte la solitude d'une enfant, l'école peuplée de camarades qui savaient, eux, comment être des enfants, comment être un groupe, alors que je ne savais pas. Il raconte l'histoire de mon oeil. Il raconte les chirurgies, la peur, et l'amitié fusionnelle et jalouse avec une petite fille lumineuse, que la mort guettait. Il raconte une adolescence atrabilaire et secrète. Il raconte une petite ville industrielle, son usine immense et inhumaine, aux allures de vaisseau générationnel, et l'été de terreur et d'hébétude que j'y ai vécu, avant ma fuite à Montréal, qui n'arrangera rien. En racontant, j'essaie de comprendre comment les souvenirs deviennent des souvenirs, les personnes des personnes, les livres des livres. L'instant présent est inconnaissable et le passé est perdu. Les souvenirs, les livres, les personnes se construisent en se racontant. En se racontant, ils se transforment. Rien n'est jamais fixé. Au bout de cette histoire se trouve la mort. Ce livre s'appelle Ouvrir son coeur. Le sujet de ce livre, c'est la mort. »

 

Crédit:Morin, Alexie. Ouvrir son cœur, Éditions Le Quartanier, série QR, 12 novembre 2018, 380 pages / Crédit photo: Les libraires

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