[PARTIE 1] Ma santé mentale est mon secret, pas le vôtre

Crédit photo: Unsplash / Ben White

Depuis maintenant 2 ans, j’ai reçu 3 diagnostics de santé mentale, dont deux de troubles alimentaires. L’exactitude de mes maladies, ce n'est vraiment pas important. Ce qu’il l’est, c’est que je vis avec les symptômes et les conséquences depuis assez longtemps et ça m’a pris plusieurs années avant d’aller chercher de l’aide et encore plus pour m’ouvrir à ma famille.

 

L’élément déclencheur

La maladie mentale est encore un sujet tabou. Pour moi, ça a longtemps été une source de honte et de culpabilité. Comment dire à mes proches que malgré ma “vie parfaite”, je ne vais pas bien? Bref, ce n'est pas chose facile. Donc quand ma tante, avec qui je suis très proche, m’a dit qu’elle avait parlé de mes troubles alimentaires avec une amie, je n'ai vraiment pas été contente, pour rester polie.

 

 

Ma santé mentale et mes maladies m’appartiennent. C’est mon choix de les garder secrètes ou pas. Je choisis à qui je me confie et à quel moment. C’est une question de respect de ma vie privée et de mes choix en tant qu’adulte responsable.

 

Le safe space

C’est aussi à moi de me créer mon “safe space”, mon environnement où je me sens à l’aise. J’ai très peur de me faire juger par les autres, avec raison ou sans. Ce n'est pas ça le débat ici. L’important, et je me permets d’être égoïste, c’est moi, ma perception et mon sentiment de sécurité. J’ai peur que les gens me jugent et donc je ne veux pas vivre en me demandant constamment ce que la personne en face va penser de moi. (Note à part: clairement je tiens ici un sujet pour ma prochaine rencontre avec ma psy.) Par contre, pour l’instant, j’avance à ma vitesse et donc, je contrôle de très près qui sait et qui ne sait pas. Et c’est correct. Peut-être qu'un jour je vais décider de publier ce texte en mon nom et non sous le couvert de l’anonymat. Mais ce choix m’appartient. Donc, c’est moi qui me crée un safe space, mais si les gens vont dire mes secrets à quelqu’un d’autre, avec qui je ne suis pas à l’aise, ça brise mon safe space. Et c’est pas cool

 

 

La confiance

Je dois avouer que, une fois la colère retombée, j’ai surtout été triste. Parce que je suis très proche de ma tante, que je l’aime d’amour et que je la veux dans ma vie. Mais dans cette situation-là, je me suis vraiment sentie trahie; je lui ai fait confiance avec un gros secret que je trouve lourd à porter seule, et elle l’a dit à une autre personne. 

 

Donc il y a quelques mois, j’étais en colère et triste, et je pense que j’avais raison de l’être. Ce n’est pas acceptable de trahir la confiance de quelqu’un. Plus encore, il faut respecter la vie privée des autres. Cette vie privée inclut aussi nos petits défis quotidiens qu’on souhaite garder seulement pour nos proches.

 

Évidemment, le temps m’a permis de réfléchir un peu quand même…

 

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