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Pourquoi je ne prendrai pas de résolutions cette année
Crédit: Pixabay

Janvier arrive à grands pas et la pression de devenir une meilleure version de soi-même aussi.

J’ai l’impression que le Nouvel An est perçu comme un espace-temps obscur, à travers lequel il est possible d’accéder à un univers où tout est possible. Moi, je n’y crois pas.

Je n’ai jamais vraiment compris ce qui se passait entre le 31 décembre 11h59 et le 1er janvier 00h01 qui faisait de moi un individu prêt à escalader le Kilimandjaro et pourquoi ce n’était pas possible que je l’envisage un 15 juillet.

Je ne comprends pas pourquoi je devrais attendre au début de l’année pour me remettre en question et décider de prendre de meilleures habitudes de vie, parce que oui, ça tourne souvent autour de ça.

Vous savez quoi, mes habitudes de vie, elles peuvent être modifiées à tout moment:

ne concernent pas juste mon début d’année.

  • Quand je me sens moins en forme un 23 août et que je décide d’aller courir.
  • Quand je sens que j’ai un trop-plein d’émotion le 8 septembre et que je décide de consulter un.e professionnel.le.
  • Quand je prends conscience d’un comportement problématique et que je décide d’agir en avril, sans en faire un happening.

Je trouve qu’il y a une pression sociale à faire un statement de nos nouveaux objectifs, tellement plus sérieux quand 2019. Il y a un désir de bâtir une façade vertueuse de nos aspirations, sans vraiment avoir de plan d’action pour y arriver.

Ce désir vient peut-être de notre besoin de peser sur reset quand il y a un trop-plein et que le changement de chiffre sur le calendrier permet cette illusion.

Pourtant, je trouve aliénant de s’adonner à la préparation d’une liste de « résolutions » souvent encouragées par le marketing du « New year, New me ».

Ben non, je n’évoluerai pas en Raichu quand les horloges afficheront à 00H00 2020. Le jour où j’ai compris ça, mon mantra est devenu: The day you plant the seed is not the day eat the fruit.

Cette phrase de psycho-pop m’aide, parce que j’ai souvent, par le passé, pris des résolutions sans prendre le temps de réfléchir à ce qu’elles impliquaient concrètement au day to day. En fait, j’ai l’impression que mes résolutions, je les prenais pour bien paraître et être validée par mes pairs dans ma volonté de devenir une meilleure personne. C’était peut-être aussi parfois dans l’espoir de me sentir mieux – sans trop faire d’effort – en me disant que j’avais une année pour réaliser tous ces projets de toute façon. La réalité c’est qu’en juin, sous le soleil avec une sangria à la main, janvier et mes résolutions étaient rendus bien loin.

Alors, non, je ne prendrai pas de résolutions, parce que je me permets maintenant d’envisager de nouveaux projets tous les jours. Je me fixe des objectifs réalistes, à court terme, qui me permettront d’atteindre à long terme des buts plus grands.

Ça, c’est concret.

 

Vous en pensez quoi, des résolutions?

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