Comment vivez-vous la période de Noël et du jour de l’An? Pour moi, ça a longtemps été « LE » moment de l’année! Celui qui est féerique et où je passe du bon temps en famille et avec mes amies. Il faut dire que j’ai eu la chance d’avoir des parents très généreux. En plus, mon papa faisait ressortir son cœur d’enfant chaque Noël. Je suis convaincue que cela a nettement contribué à la magie de mon temps des Fêtes.

En vieillissant, l’esprit de Noël est demeuré aussi fabuleux pour moi. Comme mon père, mon cœur d’enfant retrouvait son chemin chaque 24 décembre. Décorer, gâter le monde autour de moi, écouter des films de Noël en famille ou encore aller marcher dans un sentier de neige illuminé ont été des moments de pur bonheur. Sans compter notre souper-buffet et l’échange de cadeaux en famille.

Quand la saveur du temps des Fêtes devient plus amère

Naïvement, j’ai cru que ça serait toujours ainsi. Par contre, la vie en avait décidé autrement. En 2017, j’ai vécu une deuxième dépression majeure. Moi qui m’étais bien promis de ne pas retomber dans le piège, je me retrouvais de nouveau dans le fond du puits avec, en plus, de l’anxiété chronique. J’étais dans un énorme – voire gigantesque – tsunami mental.

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En dehors de mes parents, personne d’autre ne savait à quel point j’étais au bas fond de ma vie. Dans cet état, l’approche des Fêtes m’a fait complètement paniquer. Je voulais fuir. Dans ma tête, je me disais que mon état allait paraître, que je partirais à pleurer au milieu d’une soirée, que j’allais gâcher le Noël de mes frères, que mes belles-sœurs me trouveraient bizarre, que j’allais décevoir mes parents avec mon manque de joie vivre, que mes amies ne me reconnaîtraient plus et voudraient cesser tout contact avec moi.

Ho oui! Ça brassait fort dans ma tête et mes idées étaient plutôt sombres. Je suis arrivée en janvier complètement vidée. Le pire : je ne comprenais pas pourquoi. Après maintes réflexions, j’ai réalisé que mon peu d’énergie était passé à jouer encore le rôle de la femme forte. Montrer aux autres que j’allais bien alors que j’étais en pleine crise de nerfs, ça tire du jus! L’égo, c’est fort, trop fort, du moins dans mon cas. Après tout, est-ce si important que les autres soient convaincus que tout va bien? Qu’est-ce qui est le plus essentiel? Sauver la face ou s’occuper de soi ?

 

Pour affronter le temps des Fêtes quand votre moral est au plus bas

J’en suis venue à réaliser que souvent, nous passons à travers les moments difficiles en prenant les choses une à la fois. Apprendre à vivre le moment présent, ça aide beaucoup. Se concentrer sur « ici » et « maintenant », selon moi, c’est la clé du succès concernant l’anxiété.

Un autre truc qui m’a sauvé la vie : se dire « STOP ». En plus, visualisez un panneau d’arrêt rouge dans votre tête. Après, vous changez de pièce ou d’endroit. Ce simple petit geste balaie d’un seul coup la vague d’émotions négatives qui monte en vous. Votre esprit sera automatiquement amené vers des eaux plus calmes.

Faites des recherches sur internet pour trouver des trucs qui vous aideront à entrevoir la lumière au bout du tunnel. Achetez-vous des livres pour vous inspirer. Et surtout, écoutez votre GPS intérieur. Vous savez, la petite voix qui vous dit quand c’est une bonne ou une mauvaise idée d’aller à un endroit ou l’autre. Faites-vous confiance!

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Si vous avez besoin de repos, prenez-le. Les Fêtes, c’est aussi pour soi. Même si cette année, les Fêtes vous enchantent moins, soyez certaine que la magie reviendra dans votre cœur!

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