Applications de surveillance : une coalition se forme pour protéger les victimes

La semaine derniĂšre, on vous parlait d’une nouvelle campagne mise de l’avant par l’organisme SOS violence conjugale qui dĂ©montrait plusieurs formes subtiles de violence. Sur le site Web de la campagne, on peut faire plusieurs scĂ©narios de messages textes dans lesquels une violence s’installe tranquillement, comme le harcĂšlement psychologique ou l’exploitation sexuelle.

 

Parmi ces scĂ©narios, un prĂ©sentait un cas de gĂ©olocalisation Ă  l’insu du partenaire et c’est Ă  se demander comment l’agresseur a pu avoir accĂšs Ă  cette information. Malheureusement, cet espionnage est beaucoup plus frĂ©quent qu’on pourrait le croire et se rĂ©alise Ă  l’aide d’applications d’espionnage installĂ©es sur le cellulaire de la victime Ă  son insu.

 

On a appris via un article de Radio-Canada que cette semaine, une coalition s’est formĂ©e afin de protĂ©ger et de venir en aide aux victimes. Coalition Against Stalkerware est formĂ©e d’entreprises en cybersĂ©curitĂ©, d’organismes venant en aide aux victimes de violence conjugale et d’activistes numĂ©riques qui unissent leur force pour contrer la progression et la popularitĂ© des applications de surveillance tĂ©lĂ©phonique.

 

L’ampleur des possibilitĂ©s d’action de ce genre d’application est effrayante : gĂ©olocalisation, suivi des appels tĂ©lĂ©phoniques et des messages textes reçus, surveillance des courriels, de l’agenda Ă©lectronique et des activitĂ©s en ligne. La victime est un livre ouvert pour son agresseur, qui peut mĂȘme arriver Ă  ouvrir le microphone du tĂ©lĂ©phone ou prendre des photos avec la camĂ©ra du cellulaire de sa victime.

 

La coalition a crĂ©Ă© un site Web (en anglais seulement) afin de mieux renseigner les gens sur l’existence de ces applications et de donner des outils et des ressources aux victimes. Le but ultime du groupe d’intervenants est de stopper le dĂ©veloppement de ce genre d’application et de rendre criminel le fait d’avoir espionnĂ© et obtenu des informations numĂ©riques personnelles Ă  l’insu de la victime.

 

Ce genre de violence est souvent accompagnĂ© de violence domestique ou sexuelle (70% des femmes victimes de cyberharcĂšlement ont subi d’autres formes de violence) et ça ne doit donc pas ĂȘtre minimisĂ©.

 

Espionner son.sa partenaire, c’est NON.

 

SOS Violence conjugale

1 800 363-9010

Tel-Aide 

514 935-1101

Tel-Jeunes 

1 800 263-2266

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