Chronique d’une sportive pas motivée

Crédit photo: Pixabay Chronique d’une sportive pas motivée

J’enfile péniblement mon outfit de sport cheap déniché chez Winners, je mets les souliers de course presque neufs que je possède depuis quatre ans, pour enfin me traîner au gym dans le but d'effectuer le SUPER plan d’entraînement obligatoire à la réussite de mon cours d’éducation physique au Cégep.

 

J’ai pourtant tout fait pour apprécier le sport. Vraiment. Mais, malgré tous mes efforts, je n’aime juste pas ça. Point à la ligne.

 

Aller volontairement faire des squats, des set-up et me faire transpirer toute l’eau contenue dans mon corps n’est jamais quelque chose que j’ai adoré.

 

Patinage artistique, danse, ski alpin, taekwondo, course: ma jeunesse a été marquée par une succession de différents sports parascolaires qui auraient dû transformer la fille peu active que je suis en réelle Nadia Comaneci. La piqure de l’activité physique ne m’a cependant jamais été vraiment injectée.

 

Les cours d’éducation physique du primaire étaient un réel cauchemar. L’étape de gymnastique était certainement la pire à mon avis, comme j’étais incapable d’effectuer la moitié des exercices. La classique humiliation de la formation des équipes et les commentaires si délicats de mes enseignants ne m’ont pas motivée à m’investir davantage dans le sport.

 

Au secondaire, ce n’était guère mieux. Est apparu le temps des fantastiques plans d’entraînement obligatoires, que j’accomplissais en falsifiant les données à mon avantage. Les charmants tests physiques me permettaient de constater à quel point je me trouvais dans la catégorie des « faibles » de ma tranche d’âge, et que ma condition était médiocre. C’était une suite logique à mon enfance.

 

Au Cégep, je n’ai pas été débarrassée des cours d’éducation physique pour l’éternité. Eh non, mon calvaire de s’arrêtait pas là! Je devais encore me faire suer (littéralement) à faire des sports qui m'étaient imposés tout en réalisant des push-up et des set-up pour me faire prendre conscience d’à quel point je devrais TELLEMENT faire plus de sport pour m’améliorer!

 

Ma famille a également eu la bienveillance de mentionner à quel point je ne suis « pas la plus sportive de la gang », mais qu’au moins, j’ai d’autres talents!

 

Trêve d’ironie, je ne pense pas que c’est en enfonçant des plans d’entrainements ou des sports obligatoires aux jeunes dans la gorge, que va soudainement naître chez eux l’envie de bouger.

 

Être actif physiquement est évidemment un des éléments les plus importants pour le maintien d’une bonne santé physique et mentale. Je considère cependant que des modèles alternatifs de vie active devraient être enseignés, même s’ils ne sont pas en mesure nous conduire aux prochains Jeux olympiques.

 

Aller marcher chaque jour, ou choisir les escaliers plutôt que l’ascenseur ne sont que des exemples de petits gestes qui nous permettent de bouger plus au quotidien.

 

Je suis une sportive pas motivée, je l’avoue. Cela me prend toute ma volonté pour aller trémousser mon derrière dans les rues pour faire mon jogging, Toutes les femmes savent danser jouant à fond dans mes écouteurs.

 

Cependant, je fais des efforts au mieux de mes capacités et de ma volonté, et je crois que c’est ça l’important après tout.

 

Comment réussissez-vous à vous motiver à bouger au quotidien?

Psssttt ! Envoie-ça à ton ami!

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