S’accepter comme Mariana

Crédit photo: marianacherie/Instagram S’accepter comme Mariana

Mariana Mazza a publié samedi dernier un message touchant sur Instagram racontant la façon dont elle est parvenue à accepter son corps. L’humoriste incarne ainsi la volonté croissante d’afficher une image corporelle diversifiée et inclusive sur la toile, ce vers quoi il est impératif de tendre.

 

Les réseaux sociaux sont assurément un couteau à double tranchant : on y expose bien ce que l’on veut y montrer. Rien n’est plus facile que de publier des clichés parfaitement mis en scène, ou bien embellis par un filtre et quelques retouches. Notre fil d’actualité se remplit donc de vies (et de corps) en apparence plus parfaites et fantastiques les unes que les autres.

 

Le post de Mariana est cependant sorti du lot, et ce, de la bonne façon. L’artiste a publié une photo l’exposant dans son plus simple apparat, le sourire aux lèvres, accompagné d’un texte expliquant comment elle est parvenue à accepter son corps tel qu’il est. Elle raconte également comment l’unique commentaire d’une fillette a pu l’aider dans sa démarche.

 

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Ça fait maintenant 2 semaines que je suis partie en vacances avec ma mère. Pour son 60ième anniversaire, on est parties en croisière partout en Italie et en Grèce. On a passé deux semaines magnifiques à parler, à rire, à manger et surtout à parler de nos corps. J’ai passé deux semaines à convaincre ma mère que j’étais bien dans mon corps, mais elle savait que j’en parlais parce que je complexais. J’ai pris du poids dans les derniers temps et j’ai des vergetures de femmes qui viennent d’accoucher dans le bas du ventre. Je ne rentre plus dans la moitié de mon linge. Mais je suis capable de me trouver belle. J’ai un beau visage. De belles jambes. Une grand yeule que les gens aiment entendre. Je ne me criss pas de ce que je pense de moi. Mais ce que les gens pensent : rien à foutre. C’est facile de se faire aimer par des gens qui ne te connaissent pas. Mais c’est difficile de s’aimer, parce qu’on se connait trop. Ça aiderait si on comprenait pleinement que tout ce qui compte c’est l’attitude qu’on a envers nous. En partant à Rome , nous nous sommes arrêtées dans un café pour ...boire un café. J’étais habillée en top de sport et en jeans. On voyait très bien mon ventre, mais comme personne me connait, on dirait que ça me faisait du bien de m’exposer. Une petite fille est debout à côté de moi. Elle m’observe. Ses parents aussi, mais avec un oeil de dégoût à vrai dire. La petite sourit en regardant mes tattoos. Baisse son regard. Regarde mon corps, mes chaussures bleues éclatantes. Je la regarde. Lui souris. Elle me dit en italien: sos bella. Qui veut dire : tu es belle. Je ne pourrais pas vous décrire le bien que ce petit commentaire d’une petite fille m’a fait. Mais il m’a confirmé que je suis belle. Ben oui, des fois ça prend ça. Je souhaite à toutes les demoiselles et jeunes hommes qui rentrent au secondaire de devenir un modèle pour eux-mêmes. Plus qu’on ose et qu’on assume ce qu’on porte avec ce qu’on est et plus qu’on dégage le bonheur et la bonté. Il faut toujours se rappeler que derrière un bourrelet , il y a un bon plat de pâtes. Et derrière un commentaire haineux, il y a une personne triste qui devrait manger plus de pizza. Amoureusement, Mariana.

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« Je ne me criss pas de ce que je pense de moi. Mais ce que les gens pensent : rien à foutre. C’est facile de se faire aimer par des gens qui ne te connaissent pas. Mais c’est difficile de s’aimer, parce qu’on se connait trop.Ça aiderait si on comprenait pleinement que tout ce qui compte c’est l’attitude qu’on a envers nous. », a écrit l’artiste sur la toile. Et elle a parfaitement raison.

 

Je pense qu'à force de rechercher constamment la confirmation de notre dite beauté au travers du regard des autres ou d’un nombre de likes, on oublie de s’aimer soi-même.

 

Sachant qu’environ un jeune sur deux au secondaire est insatisfait de son corps, selon l'organisme ÉquiLibre, l’insécurité envers son image corporelle apparaît tôt. Cependant, je crois que cela signifie qu’il est aussi possible de renverser la vapeur le plus rapidement possible, comme Mariana Mazza l’affirme : « Je souhaite à toutes les demoiselles et jeunes hommes qui rentrent au secondaire de devenir un modèle pour eux-mêmes. »

 

Parce que notre corps, on devra vivre avec toute notre vie. C’est le seul qui nous suivra du point A au point B, et qui nous permettra de faire la route. On ne pourra pas l’échanger avec celui de quelqu’un d’autre. C’est pourquoi nous devons faire la paix avec lui.

 

Je le sais, cela est bien plus facile à dire qu’à faire... Mais, je pense qu'à force de travail avec soi-même et de s’exposer à du contenu qui nous fait du bien, il est possible de s'aimer davantage.

 

En effet, Mariana Mazza n’est pas la seule à joindre la vague du body positive sur les réseaux sociaux. Le compte de Jessica Prudencio, entre autres, est magnifique et très inclusif!

 

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If you know me based on who I was a year ago, you don’t know me at all. My growth game is strong. Allow me to reintroduce myself: My name is Jess, and I’m a 20-something years old living in Montréal, Canada.  I’m a smart, capable, fat, black, woman who isn’t scared of speaking her mind.  I can have it all if I work hard for it, and I do (most of the time, when I’m not on Netflix or napping 🤷🏿‍♀️). I’m unapologetic, unphased and unbothered.  I may seem like I got my shit together and know everything but I assure you I don’t.  I’m as vulnerable as I am strong.  I can be selfish and that’s okay because I’m not scared of putting myself first.  I stopped trying to please anyone and everyone. Except myself.  I nurture myself and try to nurture others by posting pictures of myself half naked on the internet. It empowers me and it empowers others, which I love doing.  I’m still becoming and I’m always evolving. And I want you to evolve with me.  I want you to be the most confident you.  I want you to realize how capable, beautiful and worthy you are.  I want you to be whoever you want to be.  I want you to stop punishing yourself for your imperfections.  I want you to start pointing out what you love about yourself, rather than what you hate.  Let’s start now! Tell me what you love about yourself. I’ll start: I love my open mindedness, my curiosity, my sluttyness, my humor, my mind and my body (because it carries me everyday and helps me do all the things I do). #encoretoutenuesurlesinternets 📸: @villedepluie

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Bref, nous sommes tous belles et beaux dans notre unicité et notre authenticité. Mon plus grand souhait est que chacun.e le sache, et soit un jour en mesure de s’accepter, comme Mariana!

Psssttt ! Envoie-ça à ton ami!

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