Être intense, c'est correct!

Crédit photo: Source: Pixabay Être intense, c'est correct!

«T’es donc ben énervée toi! » ou bien « Calme tes nerfs! » sont sûrement des phrases que vous avez déjà entendues si vous êtes considéré.e comme une personne « intense ». Je n’ai maintenant plus peur de dire que je le suis.

Votre vie se résume à une montagne russe sans terrain plat: vous êtes soit en train de planer dans les airs, soit prêt.e à vous écraser sur le sol. Les demi-mesures, ça ne fait pas partie du vocabulaire de vos émotions. Joie ou peine, colère ou appréhension, vous jonglez avec les extrêmes.

Des fois, vous aimeriez être calme, juste reposé.e . Vous souhaiteriez être un lac tranquille au contraire d’un volcan en éruption (image clichée, mais véridique et représentative). Vous regardez les autres qui savent accepter les événements sans broncher, par le biais d’une réflexion posée plutôt que de poser des gestes impulsifs selon votre ressenti. C’est ce que je pensais en observant mon entourage, et je me demandais pourquoi je ne pouvais pas être un peu plus comme eux.

Mais ma mentalité a changé après avoir visionné La femme de mon frère, le film de Monia Chokri mettant en vedette Anne-Élisabeth Bossé. Le long-métrage ayant rapporté le prix Coup de cœur dans la section Un certain regard à Cannes, raconte l’histoire d’une femme qui porte certainement l’étiquette « d’intense ». Sans emploi à la suite de l’accomplissement d’un baccalauréat en philosophie, Sophia (Anne-Élisabeth Bossé), est troublée par l’apparition d’une nouvelle fréquentation dans la vie de son frère, de qui elle est très proche. J’ai été marquée par le réalisme des agissements du personnage principal.

 

 

Certes, le film mêlant drame et comédie vous fera rire avec des situations cocasses, mais aussi réfléchir. Sophia n’est pas à l’abri des épreuves, combat de l’anxiété et fait face aux préjugés et aux pressions sociales. Elle ne cherche également pas la présence d’un homme à tout prix en plus d’être victime d’un manque d'opportunités professionnelles. Dans ses réactions parfois explosives et ses émotions variant d’un pôle à l’autre, je me suis cependant reconnue.

Le personnage mis en scène par Monia Chokri m’a fait sentir moins seule: eh oui, d’autres individus doivent composer avec des émotions d’une grande intensité qui teintent leur existence d’une immense effervescence. Et ce n’est pas un défaut.

Être intense, ça se peut, c’est normal et c’est correct. Malgré les difficultés que ce trait de personnalité peut occasionner, il peut vous servir à foncer (parfois sans réfléchir, mais bon, on s’en reparlera).

Voyez le monde avec votre intensité, atteignez vos objectifs et rappelez-vous que si vous avez besoin d’une pause, ça se peut aussi. Des émotions omniprésentes et constamment bouillonnantes, ça épuise, parfois.

Bref, vous méritez d’être heureux.ses, peu importe la façon dont vous affrontez votre quotidien. S’accepter comme on est, c’est la base, non?

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