Quand la pression de fin de session se transforme en anxiété de performance

Crédit photo: Pexel Quand la pression de fin de session se transforme en anxiété de performance

La semaine dernière, une de mes amies s’est effondrée en sanglots sur mon épaule. Je me suis dit que la pression de fin de session avait ses limites : le ministère de l’Éducation veut évaluer nos capacités intellectuelles ou nous diagnostiquer à tout prix de l’anxiété de performance?

Cette fille est une première de classe, elle réussit toujours tout ce qu’elle entreprend. Ce qui est arrivé, c’est qu’elle était exténuée et s’est rendue au bord de l’épuisement. Son corps souhaitait la lâcher et son esprit, lui, était parti depuis longtemps. Le corps drainé d’énergie, le cerveau qui souffre, les émotions dans le tapis, ce sont tous des symptômes que l’on retrouve dans les couloirs des établissements scolaires en cette fin de session.  

À ce moment-là, j’ai réalisé que ça ne fonctionnait pas. On ne peut pas laisser volontairement les gens se détruire le mental et le corps. Les étudiant.e.s sont vidé.e.s d’énergie, ils ne sont même pas capables de faire des activités quotidiennes autres que d’étudier (comme dormir).  

Je trouve ça épouvantable de voir que notre santé mentale n’est pas aussi valorisée que notre performance scolaire. Il me semble que des individus équilibré.e.s, pour qui un cerveau en santé et un corps relaxé sont primordiales, ça crée de meilleur.e.s citoyen.ne.s, non?

J’ai tellement hâte au jour où les institutions scolaires vont se rendre compte qu’un esprit sain dans un corps sain, c’est pas mal la base de la réussite.

Pour vous, étudiant.e.s qui êtes pris.e.s dans ce moment de l’année où performer est plus valorisé que respirer, le meilleur conseil que je ne pourrai jamais vous donner, c’est de prendre du temps pour vous, même si ça semble impossible. Je pense qu’il est plus qu’important de prendre le temps de nous arrêter un peu, pour espérer nous rendre à la fin en même temps que tout le monde.

Essayez d’abord de vous prendre le plus d’avance possible (même si ça semble plus facile à dire qu’à faire, je le sais). Vous allez avoir plus de latitude pour planifier des moments de zénitude. Essayez de vous coucher dès que vous êtes fatigué.e.s et que vous sentez que votre cerveau ne coopère plus. Dites-vous que ça ne sert à rien de continuer plus loin et de le forcer à sauvegarder des nouvelles infos. Le cerveau à ses limites aussi, et il a besoin de repos pour performer comme vous le voudriez. Allez vous coucher et continuez demain. Vous devez toujours vous rappeler que vous serez plus performant.e.s à l’examen si vous êtes en forme que si vous avez passé la nuit à étudier.

Le plus important à retenir, c’est que vous ne pouvez pas vous permettre de négliger votre corps et votre esprit, car ce sont eux qui vont vous donner la chance de passer vos examens. Plus ils vont bien, plus vos examens se passeront bien (paroles de fille qui se couche à 21h max la vieille d’un examen! #VieDeMamie).

Faites vous couler un bain, faites vous un thé, mais surtout faites vous confiance. Vous êtes meilleur.e.s que vous le croyez.

Psssttt ! Envoie-ça à ton ami!

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