Agressions sexuelles de Gilbert Rozon et injustice : on est hors de nous

Crédit photo: Les folies passagères/Facebook Agressions sexuelles de Gilbert Rozon et injustice : on est hors de nous

Ce matin, le réveil a été un peu rude quand on a lu les nouvelles...

Vous avez sûrement vu que le cas Gilbert Rozon fait de nouveau la une des médias, mais pas pour nous annoncer des bonnes nouvelles.

En lisant La Presse ce matin (et des dizaines de médias!), on a appris que plusieurs des présumées victimes de Rozon ont été rencontrées par le Directeur des poursuites criminelles et pénales (DPCP) dans les derniers jours et qu'elles ont reçu une vraiment mauvaise nouvelle : le dossier de neuf d'entre elles ne fera pas l'objet d'accusations. Pour vrai, on capote, on comprend rien, on est en criss, on a de la peine, bref, juste des émotions négatives. 

Dans ce cas-ci, le DPCP estime que les preuves ne sont pas suffisantes pour faire reconnaître que Rozon est coupable hors de tout doute raisonnable. MAJOR EYE ROLL.

On s'entend que depuis l'avènement du mouvement #MeToo, ce n'est pas la première douche froide que l'on reçoit en pleine face, concernant la désuétude du système de justice quand vient le temps de traiter des accusations d'agressions sexuelles, mais à chaque fois, c'est toujours aussi violent.
 

 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 

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Par contre, au moment d'écrire ces lignes, on apprend que l'ancien producteur est quand même accusé de viol et d'attentat à la pudeur contre une femme, pour des événements qui remontent à 1979. Au moins ça de gagné.

On se rappelle que depuis un peu plus d'un an, une vingtaine de femmes ont porté plainte au SPVM pour agression sexuelle contre Gilbert Rozon, alors le fait d'apprendre que neuf dossiers sont rejetés, c'est vraiment troublant et révoltant.

Il y a quand même une petite lueur d'espoir dans tout ça.  L’action collective intentée au civil par le collectif Les Courageuses est encore en marche. Les femmes du collectif réclament plus de 10 millions de dollars à l'ancien président de Juste pour rire, pour des inconduites sexuelles commises entre 1982 et 2016.

Un peu comme dans le cas de O.J. Simpson aux États-Unis, ça veut dire que les femmes pourraient avoir gain de cause au civil, même si aucune accusation n'est portée au criminel.

On envoie du courage à toutes Les courageuses et on salue leur résilience. 

Psssttt ! Envoie-ça à ton ami!

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