Un sapin naturel, sinon rien!

Crédit photo: Unsplash Un sapin naturel, sinon rien!

Quand vient le moment de décorer l’appartement pour Noël, je suis intransigeante : j’exige un sapin NA-TU-REL.  D’ailleurs, je suis tellement enthousiaste, que je ne sais pas par où commencer pour partager mon amour du vrai sapin, celui qui perd ses aiguilles qui se collent sous les bas et qu’on retrouve un peu partout chez soi, yeah!

Il y a d’abord la petite sortie traditionnelle tant attendue pour aller acheter l’arbre. C’est ici que se réveille mon esprit de Noël! Ces dernières années, c’est un peu plus drôle : n’ayant plus de voiture, j’ai une petite marche épique à prévoir dans les rues de Montréal. Avec le temps, je suis convaincue que le secret pour optimiser un trajet à pied avec un sapin dans les bras, c’est de le choisir aussi haut que soi (NB : cette théorie n’implique que l’auteure).

Et là, l’esprit de Noël me rendant nostalgique, j’éprouve une envie irrépressible d’évoquer mon pays natal. Figurez-vous qu’on a l’habitude de fixer notre arbre de Noël sur un socle en forme de croix (en fait, 2 petites planches de bois croisées retenues ensemble avec un clou au centre pour y planter le sapin) que nous donne notre fournisseur officiel de sapin lors de l’achat. Parlez-en aux marchands de sapins du Plateau des petites croix que leur demandent mes compatriotes fraîchement débarqués, vous verrez!

On a toujours eu un sapin naturel dans ma famille alors c’est sûr que les aiguilles qu’on retrouve un peu partout dans l’appartement, l’odeur de l’arbre aussi, cela me rappelle des souvenirs. D’ailleurs, fun fact : j’ai hébergé une amie la nuit dernière qui m’a affirmé ne rien sentir alors que présentement, je suis assise à côté du sapin et je la sens la bonne odeur… mon esprit de Noël se jouerait-il de mes sens?

Aussi, l’idée d’avoir du végétal dans mon salon plutôt que du plastique me réconforte, je trouve cela plus chaleureux. 

Totalement biaisée par mon esprit de Noël, je ne m’attarderai pas sur l’argument financier : le naturel ne peut pas lutter… mais la magie n’a pas de prix, hein.

Il y a tout de même l’argument écologique qui a tempéré un moment mon engouement… jusqu’à ce que je tombe sur un reportage expliquant qu’il fallait utiliser 20 ans un même sapin en plastique fabriqué dans un pays lointain pour que le bilan carbone soit plus bas que si on choisissait un sapin naturel. Je suis pas mal sûre que la durée de vie moyenne d’un sapin artificiel est plus courte.

Et puis, à Montréal, mon arbre est composté. Bon, les dates de collectes annoncées n’ont jamais été respectées dans mon quartier; c’est le moment post-fêtes un peu triste durant lequel les sapins gisent sur les trottoirs quand ils ne roulent pas au milieu de la rue poussés par le vent. Mais voyons les choses du bon côté, organisé.e.s, moins bien organisé.e.s, on a pas mal les mêmes chances d’avoir son sapin ramassé (un jour). Et on a tout le temps de se détacher lentement de son arbre qui restera au moins une semaine devant chez nous (durée moyenne calculée uniquement d’après l’expérience personnelle de l’auteure) et de remiser tranquillement pour l’année suivante son esprit de Noël, hohoho!
 

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