Écrire à sa famille, tant qu'on le peut

Crédit photo: Justine doré Écrire à sa famille, tant qu'on le peut

Je suis consciente que j’ai plusieurs privilèges dans la vie. Je pense que j’ai été élevée de façon à justement être reconnaissante de ce que j’ai. La seule chose que mes parents ne m’ont pas apprise, c’est à me passer d’eux. Voici un petit hommage à ma famille afin qu’ils n’oublient jamais combien je les aime et à quel point je me trouve chanceuse.

Maman, papa, je vais commencer par vous. Même si je me fais un devoir de fille de vous le dire souvent, je vous le répète quand même : merci. Je ne pense même pas que toute la reconnaissance du monde soit assez grande pour que vous sachiez à quel point je vous suis reconnaissante.

Maman, tu sais, je sais. Je sais que t’es pas encore remise. Je sais que quelque chose s’est brisé en toi et que je ne peux pas le réparer même si ça me fait mal de ne pas y arriver. Je sais que tu te demandes si ça va arrêter de faire mal un jour. Peut-être pas m’man… parce qu’on l’aimait trop fort. Mais je sais aussi une chose : Grand-maman serait très fière de toi. De la femme que tu es. De la mère, de la blonde, de l’amie, de la prof, de toute. Elle l’a toujours été et elle le restera j’en suis certaine. Maman je sais aussi que tu sais. Je voudrais ne pas être aussi sensible… et tu voudrais donc prendre toute ma peine pour la mettre dans ton ventre à toi, que j’ai pu mal, jamais. Mais ça s’peut pas m’man. Pis sais-tu quoi? De toute façon, moi, le plus cadeau que je pouvais avoir, je l’ai déjà. Ton écoute, ta patience, ta sensibilité. Savoir que je peux t’appeler jour et nuit, et que je serai toujours une priorité pour toi, ça vaut de l’or. Merci, maman, pour toutes les larmes essuyées, pour toutes les tapes dans l’dos, pour toutes les vingt piasses ( oh ça y’en a plusieurs …) pour tous les non-jugements. Merci aussi pour toutes les fois où tu m’as engueulée, mais doucement, où t’as eu raison, où tu m’as dit « jte l’avais dit » où tu m’as fait suer, mais où tu m’as toujours appris ou fait comprendre quelque chose. Je voudrais que tu puisses te voir à travers mes yeux parce que t’es une des plus belles choses du monde mom, à l’extérieur comme à l’intérieur. Merci encore, je t’aime.

Crédit : Justine Doré

Mon papadouchki. Toi pis ton air bête, je vous échangerais pour rien au monde, sache-le. Ça me gosse vraiment que tu corriges constamment mes fautes, mais je peux pas m’empêcher de t’aimer. Je sais que tu ne comprends pas toujours mes crises ou même mes décisions. Je ne suis pas certaine de pouvoir tout expliquer moi-même. Tu ne m’as cependant jamais laissé paraître que tu m’aimais moins et ça, c’est important pour moi. Même si tes émotions sont plus difficiles à montrer, moi je sais qu’à l’intérieur, t’es un bébé ourson (particulièrement avec le chien…) Et je sais aussi que tu feras toujours tout en ton pouvoir pour me protéger. Merci de m’avoir soutenue chaque fois, merci de m’avoir écoutée et même quand tu ne savais pas quoi me répondre parce que maman n’était pas là (lol), sache que tu as toujours rempli ton rôle de père à merveille et que tu es et resteras toujours l’homme de ma vie. Je t’aime.

Crédit : Justine Doré

Gab, ma grande soeur. Je te vois évoluer depuis quelques années et comme on a atteint un âge plus « mature », je réalise à quel point je suis choyée de pouvoir te voir aller et grandir (même si tu ne me dépasseras jamais en termes de grandeur je pense, sorry.) Tu as toujours su me protéger à ta façon à travers les années et je savais que tu étais toujours derrière moi, peu importe la situation que je vivais (comme quand tu m’as poussée pour que je rentre dans l’autobus à ma première journée d’école #Mom). Je sais aussi que c’était et que c’est toujours vraiment difficile de me comprendre. Je sais que certaines journées, t’as peut-être envie de baisser les bras parce que tu te sens impuissante. Mais sache toi aussi, que ta présente à elle seule me suffit. T’es la personne avec qui j’ai le plus d’inside au monde entier et même si t’es ma soeur et que tu me tapes sur les nerfs souvent, je ne pourrais jamais imaginer ma vie sans toi. Merci pour tout, mon autre moitié. Je t’aime.

Crédit : Justine Doré

Mention spéciale à ma grand-maman qui nous a quittés depuis bientôt 2 ans. C’est encore irréel. Je pense à toi chaque jour. Je t'aimais, je t'aime et je t'aimerai.

Crédit : Justine Doré

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