À bas l'abandon!

Crédit photo: Alexas_Fotos/Pixabay

Un chien de 10 ans, un chat de 2 ans et un chaton de 2 mois à peine... Bien qu'ils aient intégré la famille suite à mes demandes, ma mère ne peut nier qu'elle s'est très vite attachée à eux, elle aussi. Ces petits amis à poils illuminent constamment mes journées et ayant vécu avec au moins un animal de compagnie depuis l'âge de 8 ans, je ne peux imaginer ma vie sans eux. Or, j'ai été fort surprise et désolée d'apprendre, en consultant le site Internet de l'Action responsable des animaux de compagnie au Québec (acracq), qu'un animal de compagnie est en moyenne gardé 2 ans, période après laquelle il est abandonné (placé au refuge ou à la SPCA, laissé à la rue...) 

J'ai poursuivi mes recherches et ai appris que la province de Québec est l'un des pires endroits au monde pour cela : l'abandon d'animaux de compagnie. En effet, on estime que presque la moitié des ménages québécois ont pris une petite bête sous leur aile. Malheureusement, plusieurs doivent s’en départir à la suite d’événements divers, comme les 5 principaux : 

L’animal démontre des problèmes de comportement;
Un des membres de la famille est allergique; 
On prévoit l’arrivée d’un nouveau-né, qui occupera toute l’attention et remplacera donc l’animal; 
On manque de temps et/ou d’espace pour s’occuper de la bête; 
Un déménagement est prévu et il semble trop compliqué d’amener l’animal avec soi. 

Bien sûr, il existe d’autres raisons pour lesquelles un individu déciderait de se débarrasser de son copain à poils. Or, celles ci-dessus sont les plus fréquentes et, tel que mentionné dans La Presse juste ici, les semaines précédant et suivant le 1er juillet sont celles où le plus grand nombre d’animaux, particulièrement des chats et des chiens, sont abandonnés en raison de déménagement. Effectivement, 10 407 animaux ont été recueillis par la SPCA de Montréal en 2017 et, encore là, on se doit de mentionner que c’est environ 1 400 animaux de moins que l’année précédente qui était alors une année record. C’est bien trop! 

Que faire avec notre animal si on ne peut plus s’en occuper alors?
Les animaux n’étant plus considérés comme un vulgaire objet, ils méritent que l’on prenne le temps de leur trouver un nouveau foyer ou un endroit sécuritaire où les placer à défaut de notre maison. D’où l’expression « adopter un animal » et non « acheter » comme on achèterait un bien. Nul n’abandonnerait banalement son enfant lorsqu’il ne veut plus s’en occuper, alors il n’y a aucune raison valable pour procéder ainsi lorsqu’il est question d’un animal! Ces êtres vivants ont droit à un foyer, à de la nourriture, de l’eau et toutes les conditions de sécurité qu’il est possible de leur offrir.

Ceci étant dit, il est primordial de planifier l’adoption d’un animal de compagnie à l’avance et de considérer tous les engagements que cela engendre (longévité, besoins de l’animal, plans futurs du ménage, allergie potentielle…). Bien sûr, il se peut qu’une situation particulière se produise et que l’on doive se départir de la bête, mais dans ce cas, il est de notre devoir de lui assurer sécurité et amour. Il est également de notre responsabilité de reporter tout abandon d’animal au MAPAC (Ministère de l’Agriculture, Pêcheries et alimentation), au 1-844-264-6289. 

Il est grand temps de prendre soin de ces petites boules de poils que l’on aime à la folie et qui ont tant à nous apporter. Après tout, qu'est-ce que l'on ne ferait pas pour les ronronnements d'un chaton blotti au creux de nos bras ou pour les yeux pétillants d'un chien qui regarde son maître? 
 

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