Mercedes Morin : Une collection inspirée par l'ère numérique

Crédit photo: Olivier Gariépy Mercedes Morin : Une collection inspirée par l'ère numérique


Ma réputation comme fan finie de la Mercedes Morin n'est plus à faire, pas plus que la sienne comme designer locale. Celle qui a étudié en textile prend toujours grand soin du choix des matériaux qu'elle utilise pour fabriquer ses pièces et pour moi, en tant que grande amoureuse des fibres naturelles, ça fait de ses collections un must bi-annuel. Sa dernière n'est pas en reste : Data, de son petit nom, présente principalement des morceaux en laine mérinos. De quoi nous garder au chaud!

La saison dernière, je m'étais entretenue avec Mercedes qui m'avait notamment mentionné que sa prochaine collection serait en bonne partie unisexe. On remarque en effet que tous les chandails sont portés dans le lookbook tant par Mercedes elle-même que par le modèle masculin, Raphaël Gariépy. La designer avait créé sa première collection « pour hommes » au printemps et ce souci de ne pas trop diviser la mode selon le genre me plaît. Habillez-vous comme vous voulez, quel que soit votre sexe, parce que votre style ne regarde que vous!

Cette attention représente bien la façon qu'a Mercedes Morin de ne pas suivre la mode, mais bien de cheminer dans sa vision de celle-ci, une vision parsemée de lignes fortes et de coupes précises. Alors qu'il est présentement tendance chez les femmes d'adopter un style plus masculin en portant le complet ou en soulignant les épaules, la collection Data nous propose plutôt l'interchangeabilité dans les genres. 

À mon sens, la designer sort de sa zone de confort avec cette collection automne/hiver et pas seulement parce qu'il s'agit de sa première ligne unisexe. Mercedes nous présente généralement des vêtements très intemporels qui sont en même temps contemporains et indémodables, mais s'ancre cette fois dans notre époque avec deux crewnecks qui évoquent la technologie : un premier, qui affiche l'inscription « Internet is overrated », est fait de coton épais et créé en collaboration avec l'illustratrice Heather Lynn ; un autre, en tricot de laine mérinos et d'acrylique, arbore un QR code fonctionnel qui renvoie au site de la marque. Ce dernier me paraît particulièrement génial puisqu'il allie la technologie moderne aux métiers d'arts traditionnels. 

C'est d'ailleurs ce qu'éveille l'ensemble de la collection par laquelle la designer a voulu explorer les façons que la technologie impacte nos vies. Se retrouvent ainsi opposés le matériel, c'est-à-dire les vêtements, et l'immatériel, à savoir, le data. Inspirée par les arts numériques, la collection puise également dans les coupes du style gothique des années 70. On le voit bien avec les jupes Manchester et Glitch, toutes deux en tricots, qui suivent les lignes du corps. 

Mon coup de cœur de la saison, c'est certainement le polo Curtis. Comme les autres pièces, il a été fait en collaboration avec l'entreprise montréalaise String Theory, qui se spécialise dans le tricot et de tissage. Mercedes, bien qu'habile tisseuse, s'est mise à externaliser, du moins en partie, cette étape de la fabrication de vêtements pour produire davantage de morceaux. Une idée qui est judicieuse qui lui permet de créer des collections plus complètes sans lésiner sur la qualité et la provenance puisqu'elle fait toujours affaire avec des artisans d'ici. Un compromis win-win, quoi!

La collection est disponible sur sa boutique en ligne depuis le 31 août. Mercedes vous convie également au lancement, le 21 septembre prochain, à son atelier au 4037 Sainte-Catherine Est. 

Psst : Surveillez sa page Facebook, une vidéo promotionnelle s'en vient et c'est du vrai bonbon pour les yeux!
 

Psssttt ! Envoie-ça à ton ami!

PLUS DE NOUVELLES