Je me sens mal de toujours « choker »

Crédit photo: Marie-Hélène Racine Je me sens mal de toujours « choker »

Je suis une fille qui choke souvent. Je me mets attending sur une tonne d’événements Facebook, et au bout de la semaine, j’ai ignoré tous les rappels du genre « n’oubliez pas de prévenir Guillaume si vous venez à tel événement ». Je ne préviens personne, et à la place, je me retrouve chez nous avec mon chat et mon copain à faire des lectures obligatoires ou non. Mais en dedans, je me sens mal. Je me sens cheap pis low de toujours dire non à mes ami-e-s, aux activités qui m’intéressent, aux lancements littéraires, aux soirées de lecture, aux fêtes d’anniversaire, etc.

Crédit : Giphy 

 
Je ne vais pas souvent voir ma famille, et je me sens ingrate. J’ai de la difficulté à gérer mon temps et faire en sorte de bien distribuer mon énergie. Souvent, je me retrouve épuisée ne serait-ce que de PENSER à faire l’effort d’entretenir une bonne vie sociale en plus des études, de mon couple, de la job alimentaire, des collaborations, des projets parascolaires, etc. Je vois mes ami-e-s et collègues sortir, et je me demande comment ils et elles font pour trouver le temps d’avoir du plaisir pendant que moi, qui occupe des fonctions similaires, je rush tellement à tout faire dans les temps.
 
J’ai peur que mes ami-e-s finissent par se tanner que je ne sois jamais disponible. Ça sonne enfantin dit comme ça, mais c’est exactement ce qui me chicote. À force de dire non, ils et elles vont bien finir par se tanner de faire l’effort. Je sais que j’ai une part des choses à faire, il est possible de faire en sorte d’avoir du temps, mais rapidement, je me retrouve dans le cercle vicieux du « Ouin, mais si j’y vais, je ne vais pas pouvoir faire tel truc, et si j’y vais un peu moins longtemps, je vais finir par vouloir rester, et là, je ne vais pas faire ce que je voulais faire, et si je n'y vais pas, je risque de manquer une belle soirée et mes ami-e-s me manquent, etc. », et tout ça fait en sorte que je finis par rester chez moi, avec mon anxiété comme seule compagnie, à regarder les Snapchat stories desdit-e-s ami-e-s, bien triste.
 

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En même temps, je ne devrais pas me sentir coupable, puisque ce n’est pas comme si je menais une vie de recluse. Je sors quand même souvent – si je compare ma vie à celle des autres –, je suis assez privilégiée d’avoir un bon cercle d’ami-e-s et j’en suis reconnaissante. J’ai simplement un rythme de vie différent de ceux et celles que je côtoie pis c’est tellement correct.
 
Est-ce que vous vous sentez mal de choker

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