Les accessoires School : quand la nostalgie rencontre l’autodérision

Crédit photo: schoolsouvenirs/Instagram Les accessoires School : quand la nostalgie rencontre l’autodérision

Dans le cadre de mon travail chez Lush, j'ai l'occasion de rencontrer plein de personnes talentueuses venant de partout au Canada. En fait, la plupart de mes collègues ont tous des passe-temps créatifs vraiment inspirants dans leur vie personnelle.

Aujourd'hui, je voulais vous présenter l'un d'entre eux : Graeme, mon ami graphiste, faisait des illustrations dans ses temps libres. Un jour, il a décidé de faire équipe avec un autre graphiste nommé Eric Seymour pour transformer son hobby en entreprise d'accessoires entièrement conçus au Canada : School. Je leur ai posé quelques questions, histoire de vous faire connaître leur projet amusant, nostalgique et teinté d'un peu d'humour sombre (cette entrevue a été réalisée en anglais et je l'ai traduite par la suite).

Présentez-vous à nos lecteurs
 
: Je m’appelle Graeme Zirk, je suis un illustrateur et graphiste basé à Vancouver. Eric est mon BFF de Calgary. Ensemble, sous le nom de « School », nous créons des illustrations un peu merdiques pour décorer des accessoires.
 

Eric et Graeme
Crédit : schoolsouvenirs/Instagram

 
Comment est-ce que School a commencé?
 
: Nous nous sommes rencontrés à l’école religieuse l’école d’art. Nous suivions les mêmes cours, nous prenions ça tous les deux très au sérieux et nous avions des intérêts communs. Plus tard, nous avons fini par vivre ensemble.
 
: Quand nous n’organisions pas des partys de salon ou que nous ne faisions pas nos devoirs, nous collaborions sur des projets d’art. Un peu comme nous faisons en ce moment sauf que, maintenant, nous avons des échéances et des feuilles de calcul. J’aime aussi penser qu’en grandissant, nous sommes devenus un peu moins paresseux.
 
: Après mes études, j’ai déménagé à Calgary pour travailler dans une agence de marketing numérique, avec des employés excentriques qui aimaient la sérigraphie et n’avaient pas peur de se salir les mains. C’était super, mais j’avais besoin de passer à autre chose, alors je me suis joint à une agence plus traditionnelle pour en apprendre plus sur le branding. Au cours de ma carrière, j’ai eu des perspectives professionnelles incroyables, mais je me suis toujours ennuyé du travail un peu moins raffiné.
 
: Après avoir obtenu mon diplôme, je suis retourné chez moi en Saskatchewan. J’ai travaillé dans de petites agences de pub à faire de la direction artistique et autres tâches routinières demandées par mes clients. Un jour, ma blonde et moi avons décidé de fuir l’ennui et de déménager à Vancouver. Meilleure décision! J’ai commencé à faire des illustrations et des épinglettes dans mes temps libres, juste pour m’amuser. À ma grande surprise, mon travail a été bien reçu.

: Je voulais faire quelque chose de pas trop sérieux et de spontané. Puisque je voulais collaborer à nouveau avec Graeme depuis longtemps, nous avons décidé de créer School.
 
: Nous voulions offrir un point de vue différent sur ce qui se passait autour de nous. Trop de gens essaient de copier les entreprises d’épinglettes connues ou de se faire riches avec des épinglettes inspirées du « meme du jour ». Je pense qu’il existe assez d’épinglettes de Bart Simpson qui fume un joint en disant « YOLO ».
 

Crédit : schoolsouvenirs/Instagram

 
Comment décririez-vous votre style et vos produits?
 
: Nous avons deux approches totalement différentes. Mon style est brouillon et frénétique. Je ne passe pas beaucoup de temps à raffiner mes dessins; je trouve que les imperfections les rendent plus intéressants.
 
: Je suis méticuleux et je fais attention aux détails. J’ai eu du mal à simplement me laisser aller et m’amuser. Mes dessins sont un peu plus travaillés, mais je pense que la différence entre nos styles fait notre force. Malgré tout, nous avons une attitude similaire : nos illustrations sont remplies d’attitude, un peu sombres, mais quand même charmantes.
 
: Nous utilisons de la marchandise invendue au lieu d’acheter de nouveaux matériaux, lorsque possible. Nous produisons de petits lots et essayons d’utiliser des brodeurs et des imprimeurs locaux. C’est pourquoi nos accessoires sont offerts dans des couleurs étranges, qu’ils s’écoulent rapidement et que nous offrons rarement les mêmes modèles deux fois. Maintenant, vous savez que nous ne faisons pas ça juste pour compliquer les choses. Juré.
 

Crédit : schoolsouvenirs/Instagram

 
Qu’est-ce qui vous inspire?
 
: Les panneaux peints à la main. La culture du skateboard des années 90. Les voitures de sport italiennes d’époque. Les enseignes au néon. Les filles. Les thés glacés Arizona.
 
: Les mêmes choses qui m’inspiraient quand j’étais jeune dans les années 90. MuchMusic avant que ça devienne de la merde. Les bandes dessinées indépendantes. Les affiches polonaises. Les skateboards. Me coucher tard pour écouter des films 18 ans et + sur Showcase. Les dépanneurs 7-11. Le Japon. Mad Magazine. Les théories du complot. Ne pas vraiment comprendre comment mon ordinateur fonctionne.

Nous avons des intérêts et un sens de l’humour similaire. C’est probablement pourquoi nous faisons des dessins qui auraient l’air à leur place sur le cartable d’un gars en secondaire deux.
 

Crédit : schoolsouvenirs/Instagram

 
Comment entrevoyez-vous l’avenir de votre entreprise?
 
: Continuer à faire des choses qui nous plaisent. Vivre dans la même ville un jour. Faire quelque chose qu’un astronaute pourrait porter après un petit voyage sur la lune.
 
: J’aimerais qu’on puisse travailler sur School à temps plein et dans le même indicatif régional mais, contrairement à la plupart des milléniaux dans le domaine créatif, nous ne sommes pas pressés de partir à notre compte. Nous savons exactement où nous en sommes. Nous travaillons comme graphistes et nous aimons notre emploi. Nous avons commencé School simplement pour le faire. Même maintenant, je trouve ça encore bizarre de parler de « mon entreprise ».
 
: Exactement. Nous essayons de garder ça relax et de ne pas nous mettre trop de pression. Nous voulons continuer à produire à petite échelle, à ne pas nous prendre trop au sérieux, à créer des choses que nous aimons et qui nous font rire, et à ne pas prioriser l’argent.
 
: Nous n’avons pas d’objectif concret. Parfois, nous avons encore l’impression de travailler sur un projet d’art, mais sans le talent, et sans les gens qui admirent notre intellect et veulent nous donner de l’argent. On a du plaisir, c’est tout. Peut-être que notre but devrait être de continuer comme ça.

Crédit : schoolsouvenirs/Instagram
 

Vous pouvez suivre le travail d’Eric et de Graeme sur Instagram (@schoolsouvenirs) et acheter leurs accessoires sur leur boutique en ligne et chez Annex Vintage, au 56, rue Saint-Viateur Ouest à Montréal.

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