Récemment, j’ai compris à quel point j’avais déménagé souvent. Ça m’est tombé dessus quand j’ai joué avec des amis à deviner le nombre d’appartements dans lesquels j’ai vécu et que j’ai perdus. Yup.

Vivre dans huit appartements différents en autant d’années, ça m’en a pas mal appris sur moi, sur les puces de lit, les voisins désagréables, les quartiers populaires et bourgeois, la ville et les régions, sur les compagnies de déménagement merdiques et sur l’importance de la famille.

Voici, en vrac, huit de mes fous apprentissages :

La télé n’a pas tous les défauts


Crédit : Camille L. De Serres

Quand j’ai quitté la maison familiale, je me suis dit que je n’aurais plus jamais la télé. Je pensais que ça me faisait perdre mon temps et que c’était inutile #SuchHippie. Nous étions en 2008 et ce n’est que deux ans plus tard que Netflix fut implanté au Canada.

Je me suis alors mise, comme tout le monde, à écouter des films toute seule sur mon ordi. J’ai fini par trouver ça plate, qu’il n’y ait jamais personne dans le salon à écouter quelque chose! Aujourd’hui, je suis bien contente que ma coloc possède une (grosse) télé : on fait les couch potatos ensemble plus souvent!

Faire confiance à son so-called instinct
Choisir une colocation parce que l’endroit est beau ou pas cher sans avoir un bon feeling pour les personnes qui y vivent (ou juste un feeling ordinaire), c’est quelque chose que je ne ferai plus jamais. J’ai appris qu’il vaut mieux avoir une minichambre dans un cocon confortable qu’un palais dans un trou. #SuchAnalogie

Vivre et laisser vivre
Tout ne vaut pas la peine d’être dit. Je me le répète souvent, presque tous les jours. Ce n’est pas parce que ma coloc ne lave pas comme moi que je vais mourir, HAN?

Déménager, c’est fatigant, même si t’as juste un sac
J’ai souvent fait l’erreur de me dire : « J’ai presque rien à déménager, c’est pas fatigant! ».

Même si j’ai parfois traîné un seul gros baluchon, j’étais toujours à bout la première semaine de mon déménagement. J’ai fini par comprendre que changer de milieu de vie, c’est aussi stressant que le déménagement en tant que tel.

Tout le monde a toujours l’impression qu’il fait TOUTE
Peu importe à quel point j’ai eu l’impression de tout faire dans certains appartements, je peux vous dire que c’était presque toujours faux. Je pense que c’est vraiment normal de trouver que la personne qui en fait toujours plus, c’est moi, parce que je m'en rends compte en titi quand JE torche.

La bouffe commune, c’est l’fun
 


Crédit : Camille L. De Serres

Dans la vie, j’aime manger, découvrir de nouveaux produits, de nouvelles recettes. Vivre avec des personnes qui aiment faire à manger et qui sont prêtes à faire bouffe commune, ça a toujours été un gros point positif des colocations dans lesquelles je suis passée. Bien sûr, il faut qu’il y ait un certain budget, une certaine flexibilité, une certaine ouverture d'esprit et un intérêt commun pour que ça fonctionne, mais si c’est possible, je trouve que ça vaut le coup!

Apprendre à ne pas accumuler

En déménageant souvent (et en voyageant, remarquez), j’ai appris à jeter ou donner ce que je n’utilise pas et à avoir moins de choses auxquelles je fais (presque) vraiment attention. Comme ça, j’ai plus d’espace et de sous pour les affaires qui m’importent vraiment!

Les bons colocs font de bons amis
Les colocations dans lesquelles j’ai vécues m’ont fait rencontrer des humains extraordinaires. Je pense que le contact qu’on peut créer avec des personnes avec qui l’on vit, quand on s’entend bien, est incomparable. Juste pour ça, je suis reconnaissante d’avoir déménagé souvent, j’en conserve des amis et de folles rencontres qui ne me quitteront jamais. 


Crédit : LeFunny.net

Avez-vous appris des choses en déménageant?
 

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