Bouffe, merde et sexe : les plus grands tabous féminins

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Étant des êtres vivants, nous avons des besoins naturels à combler. Je pense que nous pouvons être d’accord sur le fait que manger et dormir sont des actes essentiels à notre survie. Nous pouvons donc en parler sans créer de malaise et ainsi nous entourer d’un beau sentiment d’appartenance. Wow, dans l’fond on est tous un peu pareils (cœur cœur).

Sauf que lorsque midi sonne, les regards se posent sur la grosse poutine de Brigitte. Ce n’est pas ben ben chic pour une fille de manger autant. Si au moins elle avait l’air de se sentir coupable, ça serait plus acceptable! C’est tellement plus élégant une fille avec une soupe au vent. Par contre, un gars qui mange une grosse pizza à lui tout seul, c’est un acte viril et cool, un p’tit rot en prime c’est juste drôle. On le félicite.

Crédit : Ana Roy illustration / Facebook
 

Pis, après avoir mangé, il faut aller aux toilettes. Gars comme fille, il faut évacuer ce que notre corps a judicieusement fait atterrir dans notre gros intestin. C’est bien fait pareil!

Mais lorsque j’ai envie de vider mon côlon, comment ça je dois le faire dans la plus grande discrétion? Mystère. Les garçons, eux, ce n’est pas un secret. Je ne pense pas qu’ils attendent que la salle de bain se vide parce qu’ils se sentent mal qu’un « plouc » se soit fait entendre. J’ai essayé de ne pas nommer la chose, puisqu’une fille ne devrait pas en parler, mais c’est-tu clair que je parlais de caca ici?

Crédit : Fred Gingras / Facebook
 

Après ce très espéré malaise, explorons un autre aspect humain : les désirs. En tant qu’Occidentaux privilégiés (j’en suis consciente!), nos besoins sont facilement comblés, nous devons donc miser sur nos désirs pour atteindre le « bonheur ».

Malheureusement, tout comme certains besoins, plusieurs désirs féminins sont vus comme inadéquats.

J’ai envie de me masturber. Fuck, fallait pas que j’le dise (allô moman)! Une fille, voyons, ça peut se retenir, ça n’a pas besoin de se donner du plaisir solitaire, c’est plus pure que ça.

À l’adolescence, on apprend rapidement que les garçons se « branlent » souvent et que c’est normal. Les filles, elles, on n’en parle pas. On ne veut pas en entendre parler. On se bouche les oreilles pis on fait « LA LA LA! ».

Je n’ai pas envie de rougir à chaque fois qu’on dit le mot « vibrateur » juste parce que la société n’assume pas que les femmes se touchent elles aussi.

Crédit : Fred Gingras / Facebook
 

Parfois je croise le regard d’un homme que je trouve vraiment attirant. J’ai du feu dans le ventre pis j’ai soudainement très envie de le voir couché nu à côté de moi. J’ai le goût de le frencher et de pogner ses belles petites fesses musclées (allô moman!!). Mais ark, ça ne se dit pas ça voyons!

Pourtant, si vous portez attention à certaines paroles de la musique pop américaine de merde, vous entendrez une poésie tout aussi charmante s’adressant aux femmes. Pis c’est moins poli que mon envolée lyrique.

« I know you want me » - Pitbull
« I’ll let you lick the lollypop » - 50 Cent

Merci, mais non merci les gars.

Crédit : Pony / Facebook
 

Finalement, on préfère la femme Barbie : avec un ventre si plat que l’estomac n’existe juste pas, avec des mains qui ne se rendent pas à un fake pubis pas d’poils et avec une bouche bien fermée.

Psssttt ! Envoie-ça à ton ami!

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