Empathie vs sympathie : le pouvoir du silence

Crédit photo: ErikaWittlieb/Pixabay Empathie vs sympathie : le pouvoir du silence

Des fois, le silence a beaucoup plus d’impact que la parole.
« Oui mais moi... Oui mais lui... J’ai entendu que... Un de perdu... ça va passer… ». On va se le dire, ça peut faire chier. Quoi dire quand une personne près de nous a besoin de se confier? RIEN!

Suite à ma formation professionnelle, j’ai eu à travailler beaucoup sur mon empathie. Je croyais être une personne fondamentalement empathique mais une partie de moi était davantage sympathique. Quelle est la différence entre les deux?

1. Le chum de ma meilleure amie l'a laissé et je pleure avec elle parce que ça me rappelle quand mon chum m’a laissé = sympathie.
2. Le chum de ma meilleure amie l'a laissé et je pose une main sur sa jambe pendant qu’elle pleure en la laissant vivre ses émotions = empathie.
 

Plus les années passent, plus notre société ne laisse plus de place au silence et à l’écoute. Nous sommes à la merci des réseaux sociaux. Nos photos doivent être bien cadrées, bien éclairées et nous ne devons surtout pas avoir l’air d’avoir passé une nuit de marde parce que ça fait trois jours que je me pogne avec mon chum, que mes enfants ne sont pas du monde et que j’ai pogné un flat en me rendant à la job… Des fois, ça fait juste du bien de laisser sortir un gros : «  Asti que ça va mal », sans que personne ne réponde « bin là, il y a pire dans la vie, c’est juste une mauvaise passe ».
Crédit: Giphy
Avant, j’étais cette personne. J’étais cette personne ayant un trop plein de bonne volonté qui veut sauver tout le monde de la misère. Je tentais de trouver des solutions, je partageais mes tranches de vie, je faisais des blagues impertinentes pour changer les idées de la personne alors que tout ce qu’elle voulait c’était parler en échange d’une écoute totale.

 

Voici des petits trucs pour une écoute active et efficace :

  1. Laisser parler l’autre sans l’interrompre
  2. Laisser nos propres valeurs et idées de côté
  3. Laisser place au SILENCE
  4. Montrer que nous sommes réceptifs avec des contacts physiques et visuels

 
Ces gestes peuvent paraître banals, mais ce n’est vraiment pas évident à mettre en place. Il suffit de s’en rappeler et de les mettre en application lorsque la situation se présente.
 

Si je parle à mon amie de ma grossesse que je trouve difficile, je n’ai pas nécessairement envie qu'elle me raconte celle de sa collègue qui est pire que la mienne et que je ne devrais pas me plaindre.
 

Si mon chum me laisse pour une autre, j’ai envie qu'elle me laisse traiter l’autre de tous les noms disgracieux imaginables même si elle fait partie de Médecins Sans Frontières, qu’elle est vegan et qu’elle porte du blanc sans jamais le tacher.
 


Crédit : Giphy
 
Bref, je suis au courant que notre mode de vie va vite, que nous voudrions que notre maison ressemble à celle de Marilou et que la vie doit toujours être blanche et épurée mais quand celle-ci te donne un coup de pelle dans la face, c’est le fun de savoir qu’on peut sortir le méchant et que l’autre personne n’est pas obligée de dire quoique ce soit. Le silence est d’or et la parole ne vaut pas toujours l'argent. 

Psssttt ! Envoie-ça à ton ami!

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