« Inspire, expire » ou mon introduction à la méditation.

Crédit photo: Ana Roy Illustration « Inspire, expire » ou mon introduction à la méditation.
Quand j’étais au cégep, nous avions un cours de théâtre obligatoire. Je me rappelle que la prof essayait tellement fort de faire de nous des passionnés de la matière que ça créait exactement l’effet contraire. L’aspect ésotérique des respirations et les chants tibétains qu'elle nous proposait en exercice ne sont assurément pas pour tout le monde!
 

Crédit : huffington1300
 
Malgré ma réticence, elle nous a fait faire un exercice qui m’a marquée. Elle nous a séparés en 5 groupes de 5 personnes. À tour de rôle, une personne du groupe devait se mettre en face de ses camarades pendant 10 minutes. Se tenant bien droit, n’ayant rien d’autre à faire que fixer le vide et de vagabonder dans ses pensées, l'un de nous « méditait »  et les autres devaient l'observer et prendre en note ses expressions faciales et corporelles.
 
Quand tous les regards se sont braqués sur moi, j’ai vu mes mécanismes de défense se lâcher lousse : « Est-ce qu’ils me trouvent grosse? Est-ce que j’ai l’air bête? Est-ce que ça paraît que je tremble? Est-ce que j’ai passé mon examen?  Quand est-ce que ça finit? ».

 

En tant qu'observatrice, j’y ai vu des gens d’allure confiante se dandiner d’un pied à l’autre. Les gens que je croyais condescendants, je les ai vus plisser les sourcils et regarder les autres de haut en bas. Les gens drôles, je les ai vus rire nerveusement et faire des mimiques pour attirer l’attention des autres. Les gens plus timides étaient, pour la plupart, légèrement `voûtés sur eux-mêmes en évitant le plus possible de croiser le regard du public. 
 
Vous comprendrez que le but de l’exercice n’était pas de nous faire faire de la psychologie cheapNotre prof voulait simplement nous montrer qu’on avait tous des mécanismes nerveux en situation de vulnérabilité. Bien entendu, l’exercice s’appliquait ici au théâtre, mais être le centre d’attention quand on n’a pas de mots, pas de blagues et pas d’attitude pour nous défendre, c’est plus dur qu’on le croit, peu importe le contexte.
 

Crédit : Buzzly 
 
L’année passée, j’ai commencé à méditer de mon plein gré. J’ai commencé en écoutant des vidéos de méditation guidée sur les Internets. Bien sûr, il y a des jours où mon esprit se perd et vagabonde vers la vaisselle sale, mais j’arrive maintenant à faire taire le bruit. Je ne pratique plus les chants tibétains, mais j’accepte mieux les regards des autres sur moi lors de mes moments de vulnérabilité. Quelque part dans ma tête, j’ai un endroit silencieux et paisible où m’accrocher. Mon coin de paradis. Et c’est cette prof qui m’a appris l’importance de créer ce vide autour de moi.
 

Crédit : Bobby Hill/Tumblr
 
La méditation ne coûte rien. Elle est accessible à tout le monde, peu importe votre âge, votre sexe ou vos notes d’éducation physique du secondaire. Vous n'êtes en compétition avec personne et vous pouvez vous exercer presque partout. De mon côté, j’accorde un aspect spirituel au moment passé avec moi-même, mais c'est à vous de décider. 
Voici quelques ressources pour vous initier : 

À lire : Méditer jour après jour de Christophe André.
À télécharger : l'application Headspace offerte gratuitement sur téléphones intelligents.
À boire : bienheureux bouddha - DAVIDsTEA. 

Pratiquez-vous la méditation? Avez-vous des conseils? Accordez-vous un aspect spirituel à la méditation?

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