L'enfer, c'est la Braderie (joke, ou pas?)

Crédit photo: Confessions of a Shopaholic L'enfer, c'est la Braderie (joke, ou pas?)

Cette petite histoire commence par une invitation de ma copine Pam : 
 


Crédit : Capture d'écran de mon iPhone
 

À ce moment-là, j'étais encore loin de me douter que j'allais vivre une des PIRES expériences DE. MA. VIE. 

8 h 00
Ce matin-là, j'avais choisi mon outfit pour ne pas me sentir comme une crotte à côté de toutes les élégantes. Avoir su, j'aurais nettement dû troquer mes ballerines pointues et mon manteau de lady pour quelque chose de plus approprié : 

Crédit : morphsuits

17 h 50
Daphné et moi, nous nous croisons par hasard et nous marchons ensemble vers la Braderie. Arrivées sur place, une file tourne et tourne et tourne autour du Marché Bonsecours. Yiiiikes.   

18 h 10
Menahan et Pam nous rejoignent dans la file. Wouhou! Ça avance! 

18 h 30
À 20 mètres de l'entrée, ça stalle. Une dame nous informe d'aller dans la file de gauche pour Mackage/Soïa & Kyo oubedon dans la file de droite pour l'entrée générale. Presque tout le monde reste à gauche. Waaaaat!? Tout ce monde pour les manteaux?

19 h 15
La file n'a pas bougé d'un iota. J'ai froid. Je ne sens plus mes orteils. On commence à fantasmer sur tout ce qu'on pourrait manger : la poutine spéciale Poutineville, une grosse soupe pho, un hot dog, des pogos... n'importe quoi de chaud et de réconfortant! Paméla est toute dépitée quand on lui annonce que personne ne nous attend avec des petites bouchées et du mousseux à l'intérieur. Dans ce cas-ci, V.I.P. tient plus pour Very Impatient People!

19 h 45
Allé-fucking-luia, on a enfin passé la porte. On reçoit notre billet d'admission pour le saint des saints : la salle Mackage. On se sent déjà nounounes d'avoir attendu 1 h 45 quand on apprend qu'il y a UNE AUTRE OSTIE DE FILE à l'intérieur. Arrrrgh! À la guerre comme à la guerre : Pam et Daphné nous abandonnent pour aller voir les autres exposants, alors que Menahan et moi, on s'en tient à notre plan initial : les manteaux. 

20 h 30
On reste stuck en face des toilettes pendant 15 minutes, avec pour seule compagnie, une petite draft de sent-bon cheap. Par chance, Menahan trouve une barre tendre écrapoue dans le fond de son sac et la partage avec moi. Je lui en serai éternellement reconnaissante. 


Ta barre tendre a sauvé maaaa vii-iiii-iiii-e!
Crédit : grandandtoy.com
 
 

20 h 45
L'adrénaline dans le tapis, on pénètre finalement dans la caverne aux mille duvets. J'apostrophe une vendeuse : « Est-ce que c'est classé par taille? », « Ce l'était, mais plus maintenant. Mouahaha! » Automne, hiver, laine, cuir, duvet; tous les types de manteaux sont mélangés. Il faut donc se taper toutes les rangées pour trouver la perle rare. Wipeout style

21 h 10
Je choisis quelques modèles et je me dirige vers un des trois miroirs de la place. Trois. J'essaie de me glisser entre une famille de six, une mère avec son bébé et deux amies qui parlent du nez : « Ooooh my GOSH, SEEEE? That's EXACTLY what I was looking foooor! » Ben contente pour toi ma grande, mais tasse-toé, câlisse. Une amazone de 9 pieds monopolise le miroir pendant que mon support reste pris dans la sacoche d'une madame. Pendant ce temps, les vendeurs restent de marbre, comme immunisés contre la folie ambiante. 

21 h 15
Saviez-vous que ces manteaux sont faits petits en enfant de nanane? Pas moi. Pis là, c'est moi qui ai l'air d'un pogo. J'ai perdu Menahan sur le champ de bataille depuis belle lurette, quand je trouve un manteau de style militaire à ma taille. YES! Je l'amène dans le seul 2 pieds carré inoccupé... qui a pour inconvénient d'être situé derrière les caisses. Avec des yeux de Bambi, je demande au vendeur si je peux y aller. Il accepte. Je lui en serai éternellement reconnaissante.  

21 h 25
Pendant qu'une fille en bobettes essaye des Yoga Jeans à côté de moi, je prends 10 minutes de calme pour analyser les composantes du manteau. Le hic : je ne me suis toujours pas vue dedans! Je décide de le chercher sur Google Images pour voir comment il tombe. 


Crédit : Soïa & Kyo

21 h 30 
3 h 30 après mon arrivée, je ressors dépeignée et en sueur de l'antichambre de Lucifer avec, sous le bras, mon manteau à 500 $ que j'ai payé 270 $. Soit, le rabais est intéressant. Mais je me suis tellement fait chier que je ne suis plus vraiment sûre que ça en vaille le coup. Je croise Pam et Daphné, tout sourire, ravies de leurs petits achats. J'essaie de leur faire comprendre l'horreur de la salle du fond, mais peine perdue. Menahan me comprend, elle, au moins!

22 h 00
Affamées, déshydratées, frigorifiées, on erre en vain dans le quartier chinois, à la recherche d'un resto ouvert. On abandonne finalement l'idée. De retour à la maison, je me fais une toast au beurre de pean' et aux bananes. Épuisée, je m'endors toute habillée sur le divan. 

Le jour d'après
Je réessaye mon nouveau manteau. Je l'aime! Mon chum le trouve super beau aussi! Yaaaay!

Je ressors tout de même avec 4 points positifs de cette expérience infernale :

  • la patience d'ange de tous les vendeurs et employés;
  • ​la relative courtoisie des gens;
  • l'occasion de mieux connaître Menahan;
  • ma surprenante capacité à prendre une décision éclairée sous pression.  

Êtes-vous déjà allé à la Braderie ou à un autre événement du genre? Aimez-vous ça? Trouvez-vous que ça vaut le coup? Avez-vous des trucs pour rendre ça plus supportable?

P.-S. La Grande Braderie de la mode québécoise a beau être terminée à Montréal, mais elle se déplace sous peu à Gatineau (ce weekend) et à Québec!

Psssttt ! Envoie-ça à ton ami!

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