Comme la rentrée est à nos portes (ben, elle approche), l’équipe de TPL s’est dit que ce serait intéressant de vous faire part de nos meilleures histoires de rentrée et d’école. Voici donc le début d’une petite série pas sur la mode pantoute, mais qui devrait certainement vous plaire!
 
Je me souviens de l’odeur des résidences quand je suis rentrée la première fois (pis toutes les autres fois d'après, dans le fond.) Ça sentait le chaud. Ma chambre était côté soleil, et je ne trouvais pas ça très drôle. J’avais dépensé 200 $ en gogosses trop colorées au Ikea pour ma chambre avant de la voir et je m’étais foulé la cheville deux jours avant mon déménagement. Je trouvais déjà que ma décision de ne pas prendre un appart était un plan de marde. 
 
La première semaine, je me demandais comment j’allais faire sans mes amies à Montréal. Du haut de mes 18 ans, j’étais déjà convaincue que le monde me gosserait vraiment en résidence. La voisine du haut avait du plomb dans les talons et chantait de l’opéra. Mes voisines d’en face écoutaient de la musique trop poche à tue-tête. Et ma nouvelle voisine sur le côté arrivait d’une région éloignée et était en mode P-A-R-T-Y.
 
Quand on a eu une rencontre avec la police du quartier pour nous expliquer les dangers des gangs de rues, j’ai vraiment voulu crisser mon camp.
 
Il y avait des trucs très dérangeants. Le fait qu’il y avait juste deux poêles pour un étage au complet. Qu’on pouvait se faire voler de la bouffe dans le congélo. Que ça puait. Qu’il y avait juste Internet branché dans l’ordi. Qu’on n’avait pas le droit d’avoir de la visite extérieure. Que le plancher était toujours collant. Que la douche était vraiment trop petite. En fait, ce n’était vraiment pas fait pour moi.
 
J’ai quand même eu du fun et je crois que je me suis aussi fait des amies.
 
Mais bon, comme d’habitude, j’ai fait une montagne avec pas grande chose et ça n’a pas été si pire que ça. Ça m’a vraiment préparée à avoir un appart sur le plateau avec des murs en carton et ça m’a aussi convaincue que fumer dans une chambre de 10 pieds par 10 pieds, c'est dégueu. Ça m'a aussi appris qu’il y a de meilleures façons que d’autres de parler de ses insatisfactions. J’ai aussi appris que je n’étais pas vraiment le type de fille à vouloir vivre en trop grande communauté.

Je suis partie après la première année pour prendre un appartement avec Carolane. Mais ça, c’est une autre histoire!

Avez-vous déjà été en résidence? Aimiez-vous ça?

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