Où aller cet été? En Crète, c't'affaire!

Crédit photo: Montage par Catherine Girardin Où aller cet été? En Crète, c't'affaire!


En avril dernier, j'ai passé un très long week-end (y en a qui appelleraient ça « une semaine ») dans la famille de mon ami Niko, près de La Canée, deuxième ville en importance de l'île après Héraklion. C'était notre deuxième visite dans la famille Grivakis, très certainement les gens les plus gentils de toute la Grèce. En août 2012, j'avais eu un gros crush sur l'île (on n'oublie jamais sa première fois en Crète) et je confirme que mon amour pour elle est éternel, parce qu'avril m'a fait apprécier l'endroit différemment, mais de façon tout aussi intense. Facile à comprendre : la Crète a TOUTE.

Exhibit A : les paysages
Aigue-marine, turquoise, indigo – tu t'tournes de bord, qu'est-ce que tu vois? Encore du bleu! La mer est à couper le souffle. Mais la Crète a aussi de très hautes montagnes (des crêtes qui atteignent les 2 453 mètres, quand même), de profondes gorges, de la végétation très variée et des ruines d'à peu près toutes les époques. Bref, si vous y allez plus tôt dans l'année, vous pouvez vous baigner dans la mer bleu intense en regardant les sommets enneigés des montages. La Crète gagne.

Les montagnes et la mer, près de Réthymnon
Crédit : Catherine Girardin

 

Exhibit B : les petites villes
Occupée par ben du monde, la Crète présente encore des traces du passage de tous ces peuples – on le voit surtout dans les villes où ports vénitiens côtoient mosquées et phares égyptiens. J'ai visité de petits villages et les villes de La Canée et Réthymnon. Impossible de se tanner de marcher dans les rues étroites, d'admirer les balcons qui débordent de bougainvilliers, de photographier les portes à la décoration sua puff, de suivre les traces du temps en longeant les murs des anciennes fortifications. Il y a aussi le paquet de cochonneries touristiques que vous n'achèterez pas (allô, figurines de chèvres des montagnes).
 

Le port de La Canée
Crédit : Catherine Girardin

Exhibit C : les plages
On ne va pas en Crète sans aller s'échouer sur une plage (bien beurrée de crème solaire). Je n'ai vu que l'ouest de l'île, mais les amis de mon ami (qui sont donc mes amis?) m'ont dit que l'est n'avait rien de plus beau à offrir. À mettre à votre programme : Elafonissi, Falassarna, Balos et la-difficilement-accessible-mais-inoubliable Seitan Limania. En août, il faisait beaucoup plus chaud, mais j'ai eu droit à des plages occupées à plein rendement. On n'a donc pas chialé en avril quand on s'est retrouvés seuls à chiller à Falassarna avec un chien épileptique (longue histoire).
 

La plage déserte de Falassarna (voici la même plage, l'été)
Crédit : Catherine Girardin

Exhibit D : les gorges
Pour les plus actifs qui ont envie de faire du hiking, l'île de Crète regorge de gorges (quelqu'un donnez-moi mon one-woman show). J'ai parcouru celles de Samaria en août 2012 – 5 heures de descente assez intense pour les genoux, mais dans un environnement fou raide. En prime à la sortie de votre long périple, un petit autobus vous amène à la ville la plus proche, Agia Roumeli, où l'eau est glaciale et la plage de galets noirs, brûlante. Pour les gorges, il faut y aller en été, car au printemps, la fonte des neiges empêche de pratiquer les sentiers de façon sécuritaire, ils sont donc fermés.
 

La gorge de Samaria, au petit matin
Crédit : Catherine Girardin

Exhibit E : la bouffe
Ce n'est un secret pour personne : j'aime la bonne bouffe et essayer (ou réessayer) les spécialités locales devient souvent un highlight de mes voyages. Heureusement, la Crète est connue partout en Grèce et ailleurs comme ayant les meilleurs produits et, donc, la meilleure cuisine. Allez absolument visiter les villages dans les montagnes pour goûter la vraie cuisine crétoise traditionnelle (et oui, il y a du choix pour les végétariens aussi). Apparence que c'est là où l'on vivrait le plus longtemps, grâce à la qualité des aliments du terroir. Mythe ou pas, je n'ai pas pris de chance et j'ai mangé autant que j'ai pu : escargots, dolmadakia, kalitsounia, poisson, seiche, pieuvre, herbes sauvages, crêpes, miel, yogourt. Il ne restait plus rien à mon départ. 

Une petite bouffe près de Falassarna. Je me couperais une jambe pour ravoir de cette salade de pieuvre.
Crédit : Catherine Girardin

Si vous n'êtes pas en train de vous chercher des billets pour Héraklion right now, croyez-moi, vous passez à côté de quelque chose. Pour vous y rendre sans flamber toute votre paie, passez par Athènes et prenez le bateau (croyez-moi, vous aurez besoin d'une partie de votre chèque pour vous acheter tous les produits Korres...).

Qui est déjà allé en Crète? Qui aime la bouffe grecque et serait prêt à vendre âme et famille pour en avoir à volonté jusqu'à la fin des temps?

Psssttt ! Envoie-ça à ton ami!

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