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Noël et sa joie obligée.

Ton Petit Look fait ce soir son souper de Noël!

(C’est pour ça que je publie le billet aussi tard, c’est un concept, c’est vraiment pas parce que j’étais trop K.O pour faire quoi que ce soit de constructif aujourd’hui, okay?)

Bref, ce soir, on fête Noël. Constat : je suis définitivement le Grinch de Ton Petit Look, voire de la vie en général. J’aime pô le linge, j’aime pô les cosmétiques, j’aime pô magasiner et, surtout, maudit que j’aime pô Noël. En plus, j’ai un peu de duvet verdâtre parsemé sur le corps. HA HA! NOT!

Mais reste que Noël, ça me triture invariablement l’âme. Ben oui, je suis lourde comme ça : je déteste Noël parce que ça me donne les bleus. Maudite fête de joie obligée, de consommation forcée et de symboles stéréotypés dont on a totalement oublié la signification, au fond. Noël, c’est la plus grande hypocrisie de l’année. Une vitrine de bonheur arrangé qu’on étire pendant 25 jours. Ben oui, parce que ça a l’air que c’est officiellement Noël à partir du premier décembre, maintenant! Neige ou pas : le premier décembre, semblerait-il que ça devienne légitime d’exacerber l’hystérie du temps des fêtes. « Ça remonte le moral après avoir passé à-travers novembre! »… NON!

Moi, quand je marche sur la rue, le bout du nez bien calé dans mon gigantesque foulard un 2 décembre et que je croise un gros Père Noël en styromousse illuminé qui me regarde l’air de dire « ENWÈYE, C’EST NOËL, SOIS DONC CONTENTE! », j’ai envie de pleurer. Okay, je dramatise. Mais chaque fois, j’ai la même réflexion : « Ouin… C’est vrai que c’est Noël, je pourrais faire un petit effort pour être de bonne humeur. » Le temps des fêtes, ça m’épuise à force de devoir me conditionner à être perpétuellement béate.

Mais au nom de quoi, au fond, Noël nous inflige-t-il cet impératif de joie de vivre?

Noël est une grande manifestation de faussetés communément admises. J’ai souvent l’impression qu’on se ment à nous-mêmes quant à notre confort dans l’allégresse festive pendant toute la période des fêtes pour pas « péter la balloune » des autres qui, eux, sont «donc ben contents que ça soit Noël ». Mais qui l’est vraiment; sans anicroches ni pincements au cœur?

Noël, c’est un catalyseur de bisbilles, de déceptions et de prises de bec qui revient année après année, et qu’on accueille à bras ouverts comme des cons. Le Père Noël passe immanquablement avec sa hotte remplie de malaises dans toutes les chaumières, pour rappeler tous les travers et les amertumes qui accompagnent le temps des fêtes. Et puis étant donné qu’on se sent mal de ne pas ressentir la pâmoison de la Nativité, comble de la farce, on dépense notre manque de spirit en cossins en tous genre. Ou on trompe l’ennui avec du champagne. C’est pour gérer le désarroi des écorchés du temps des fêtes que les bénévoles d’Opération Nez Rouge donnent autant de temps.

D’ailleurs, je considère que Nez Rouge est probablement une des plus belles initiatives mises sur pied depuis longtemps au chapitre de la responsabilité sociale. Un coup de génie, monsieur De Koninck, il ne faudrait pas cesser de le souligner!

Et pourquoi ne pas m’investir là-dedans pour digérer mes bleus? Quelqu’un a un permis de conduire et de la volonté? J’suis all in!

C’est tout. Joyeux Noël, j’imagine.

 

NB: Les enfants. Je ne cherche pas ici à militer contre Noël. Au final, c’est vrai que le jour même, je finis par m’en tirer sans embûches et même à rire un peu pas mal et à faire des activités sweet avec des gens sweet autour de moi. Mais quand-même: je souligne le malaise du « faux Noël avant son temps » étalé sur tout décembre. 🙂

 

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