C’est la Journée internationale de la Femme… pas ma fête!

Crédit photo: Matthew Henry/Unsplash C’est la Journée internationale de la Femme… pas ma fête!

Nous y sommes! C’est la Journée internationale de la Femme également appelée la Journée internationale des DROITS de la Femme, comme le précisent de nombreux sites Internet (dont Wikipédia, l’un de mes meilleurs amis que je visite souvent).

Difficile d’être contre une telle initiative : c’est l’occasion de se rappeler collectivement que des inégalités demeurent entre les hommes et les femmes dans bien des domaines dans notre société et qu’on peut faire mieux. C’est aussi l’occasion d’apprécier le chemin parcouru par les femmes et de dénoncer le retard désespérant en matière de droits des femmes de trop nombreux pays sur la planète. Diverses personnalités féminines vont être mises en avant… Bref, vous avez saisi l’idée; chaque année, les médias font cela très bien et j’en redemande.

Pourtant, de mémoire, je râle toujours durant cette journée un peu spéciale. Et ceux.celles qui me connaissent peuvent témoigner que ce n’est pas dans mes habitudes (ces mêmes ceux.celles qui rajoutent que je râle peu « pour une Française » sont drôles mais pas honnêtes!).

Prenez l’année passée, j’ai râlé parce qu’un collègue a lancé tout sourire en sortant de l’ascenseur : « Bonne fête, mesdames! ». Je n’ai pas eu le goût de descendre à son étage pour lui expliquer que ce n’était pas ma fête mais la Journée des droits des Femmes. D’autant plus que je ne le connaissais pas et que j’avais un bon mois d’ancienneté au compteur dans cette compagnie. Et puis, cela semblait partir d’une bonne intention. Mais  je n’en revenais pas qu’on puisse être autant dans le champ.

En fait, en cette belle Journée internationale des droits des Femmes, je ne m’attends pas à qu’on me reconnaisse personnellement en tant qu’être humain de sexe féminin, je m’attends à ce qu’on parle, se questionne, débatte sur la place de la Femme (avec une majuscule pour TOUTES nous inclure, yeah!) dans notre société.

D’autres années, j’ai râlé parce que je recevais des courriels m’offrant un bon de réduction ou un rabais surprise sous prétexte que c’était « ma journée ». Est-ce que la marque renforce le lien qui l’unit à ma petite personne en faisant cela? Non, parce qu’elle me fait râler.

Alors que j’aimerais tellement qu’une marque se propose de reverser, par exemple, quelques dollars de mes achats effectués ce jour-là à des associations qui défendent les droits de la Femme.

Enfin je ne sais pas pour vous mais pour moi, c’est devenu une tradition (pour en rire un peu) : bien hâte que la journée avance pour voir quelle maladresse va me faire râler cette année!

 

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