Opération vider la maison - Partie 6 : De la difficulté à se départir d’objets

Crédit photo: josianes/Instagram Opération vider la maison - Partie 6 : De la difficulté à se départir d’objets

Depuis le début de mon grand ménage, j’ai comme minding de ne pas prendre trop de temps pour décider si je garde tel ou tel truc et d’essayer de ne pas me mentir à moi-même. Je parle beaucoup avec mon amie Eve Martel dans mon processus sur les difficultés que je rencontre lors du rangement d’une pièce ou d’une autre.

Comme mon but n’est vraiment pas d’être minimaliste, mais plus de me sentir moins encombrée dans ma maison, je vide ce qui ne me sert pas et je le donne, puis je trouve ça le fun pour la personne qui aura mes affaires. Mais plus je fais ce processus-là, de me libérer des objets qui encombrent mon quotidien, plus je reçois des confessions de tous bords tous côtés sur le fait que c’est un processus quand même difficile à faire pour certaines personnes.

Je pense premièrement que dans un processus de désencombrement, il faut en prendre et en laisser. Je sais que mon fils n’aura jamais juste quatre jouets, même s’il passe son temps à vouloir écouter des films ou à jouer sur la console. Je sais aussi que pour moi, c’est important de garder certains livres même si je ne les ai pas vraiment consultés depuis 5 ans. Je sais que j’aime avoir des machines spécialisées dans ma cuisine, que j’utilise deux trois fois par année, et c’est ben correct. Donc pour ça, je me dis que je connais bien mes intentions de départ et que je connais ce qui est intouchable à la maison.

Par contre, j’ai pas le goût de me mentir. Par exemple, pis c’est grossier, mais bon, j’avais un kit de presse-agrumes pour faire du jus, avec tête interchangeable pour broyer des aliments et pour râper des aliments comme du fromage. Le tout était manuel. Le design était vintage et ça venait d’une super bonne marque de produits de cuisine. C’est sûr que je l’aimais vraiment et que ça me faisait plaisir d’avoir ça, mais je m’en suis jamais servi depuis que je suis dans mon appartement. Jamais. J’ai donc demandé à une amie si elle le voulait, et elle était vraiment contente de le recevoir. Grâce à ma décision de m’en départir, j’ai libéré une tablette au complet.

Donc, je me dis que oui, c’est difficile de donner des choses, mais que si on est dans une bonne situation, il y aura toujours une façon de s’en racheter un autre si jamais on a fait la gaffe de donner quelque chose d’important. Et de la même façon, il n'y a rien qui nous force à nous départir des choses qu'on aime vraiment.

C’est aussi la même chose avec les souvenirs. J’ai une boite avec tous mes souvenirs de jeunesse et c’est assez. Il y a des souvenirs qu’on peut mettre au recyclage si c’est plus intéressant. Genre votre bulletin de secondaire trois ou un vieux dessin qui vous plaît pas. Bref, c’est juste de se dire que des fois, la matérialité du souvenir le fait pas vivre plus fort. Ça ne ramène pas le moment. C’est un peu la même chose avec les vieilles déco.

Bref, c’est quand même un processus qui est difficile à commencer, sauf qu’une fois qu’on se rend compte des avantages d’une vie un peu moins encombrée, on peut commencer à apprécier encore plus les choses qu’on a déjà, les redécouvrir aussi et se permettre des dépenses le fun pour des choses de qualité, qui nous font apprécier et nous rendre fièr.e de notre habitat.

Est-ce que c’est difficile pour vous de vous départir des choses?

Psssttt ! Envoie-ça à ton ami!

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