Faire du vélo en ville : le guide de survie

Crédit photo: Daniel Von Appen/Unsplash Faire du vélo en ville : le guide de survie

Me déplacer à vélo plutôt qu’en transport en commun, c’est vraiment un de mes bonheurs quotidiens. C’est plus rapide, je me sens plus libre et en plus je fais de l’exercice en même temps. Je dirais même que ça m’a vraiment aidée à développer un meilleur sens de l’orientation, qui n’était pas forcément inné. Avec les années, je me rends compte qu’il y a quand même certaines choses importantes à savoir avant de commencer et qui m'auraient évité certaines situations. Parce que oui, c’est ben le fun, mais c’est loin d’être parfait et le partage des routes est parfois assez difficile.
 
Premièrement, c’est la base, mais porter un casque est vraiment important. Je suis déjà tombée sous un viaduc à cause d’un gros boyau et ma tête a cogné par terre. J’en suis sortie avec quelques bleus, mais ç’aurait pu être pas mal plus grave. Procurez-vous des lumières aussi pour être bien visible le soir. Enfin, essayez d’avoir toujours sur vous une chambre à air de rechange ainsi qu’ un ensemble pour la changer. Ne vous sous-estimez pas, vous êtes capable de changer votre chambre à air, ça prend un peu de pratique et je suis loin d’être la plus rapide et la plus efficace, mais je suis quand même contente de savoir me débrouiller. 

Évidemment, un bon cadenas est essentiel avec tous les vols de vélos qui sévissent. J'ai appris à mes dépens qu'un cadenas en U n'est pas forcément la meilleure option et qu'il vaut mieux se procurer une chaîne de haute qualité. Si vos roues peuvent etre démontées facilement, ça permet en plus de s'assurer de les verrouiller avec le cadre. Parce que oui, ça se vole aussi.
 
Maintenant que la partie plate est réglée, on peut parler de comment ça se passe sur les routes. Bien qu’à Montréal ,il y a plusieurs pistes cyclables, certaines sont moins pratiques que d’autres. Il peut vous arriver de suivre une piste cyclable qui se termine abruptement, sans raison apparente. J’aime toujours utiliser Google maps pour les trajets que je connais moins. Comme un GPS d’auto, la petite voix me guide et essaie de me trouver les trajets les plus adaptés et rapides. Aussi, il y a certains endroits qui ont des passages priorités cyclistes. N’en tenez pas compte, ça ne m’est jamais arrivé qu’on me cède le passage. La vie n'est malheureusement pas un épisode de My Little Pony et les rues de la ville le sont encore moins, il se peut que vous ayez quelques conflits. Essayez d’être le plus sécuritaire possible et si ça arrive, gardez votre calme.

 

Ce que les rues de Montréal ne sont pas.
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Si vous faites du vélo souvent, ça se peut que vos cuisses (peu importe leur taille) frottent sur le siège. J’aime bien porter des cuissards pour éviter ce problème et continuer à revêtir mes belles robes d’été. Utiliser du déodorant peut aussi être pratique.

Enfin, en ville, il y a beaucoup de lumières, il est donc à peu près certain que vous vous arrêterez souvent. Si vous avez envie d’une promenade plus fluide, je vous recommande chaudement de vous aventurer aux extrémités de l’île. J’aime particulièrement la piste cyclable qui longe la rivière des prairies, sur Gouin. La rive du canal Lachine est assez agréable aussi. Ça fait du bien voir de l’eau et un peu de nature lorsqu’on est en ville. Pour les plus sportif.ve.s, escalader le Mont-Royal en vélo permet de bien s’entraîner à défier toutes les côtes de la ville (côte Sherbrooke, je m’adresse à toi).

 Allez viens! 
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Profitez-en et respectez le Code de la route, les contraventions ça se donne aussi à vélo (j’en sais quelque chose)!

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